Les récents drames au Sénégal révèlent que le secteur du bâtiment est gangrené par le laxisme et l’absence de contrôle. Partant du problème de béton mal dosé, l’utilisation de fer de mauvaise qualité. Ceci est devenu une hémorragie silencieuse mais meurtrière.
Depuis quelques temps des immeubles s’écroulent au Sénégal . Récemment à Touba en passant par Keur Massar, les récents effondrements démontrent une faille dans le système de construction miné par le laxisme et la corruption. Entre béton mal dosé, autorisations opaques et normes ignorées, le secteur du bâtiment vit une hémorragie silencieuse, mais meurtrière.
Récemment un immeuble R+3 s’est effondré à Touba faisant 11 morts, des blessés. Le bilan humain est lourd et les questions sur la responsabilité fusent.
Après le drame, le ministre de l’Urbanisme, Moussa Balla Fofana, s’est rendu sur les lieux et n’a pas mâché ses mots. Il a déploré un rythme de construction beaucoup trop rapide pour un bâtiment de cette ampleur : “Un R+3 ne peut pas être achevé en six ou sept mois dans des conditions sécuritaires optimales.” Il a pointé du doigt un dosage approximatif du ciment et une absence d’étude structurelle approfondie. Pire, l’entreprise responsable avait déjà été impliquée dans un effondrement antérieur, preuve d’une impunité qui dure. Selon le ministre, l’identité de l’entrepreneur n’a pas encore été rendue publique, mais la promesse est faite, des sanctions seront prises a fait savoir le directeur général de la Construction et de l’Habitat, Moussa Tine.
Retenons que ce drame survient quelques jours après l’écroulement d’un bâtiment à Keur Massar où les riverains pointent la responsabilité de la mairie, accusée d’avoir délivré une autorisation sans contrôle réel. Les services techniques sont mis en cause pour leur laxisme et leur tendance à fermer les yeux moyennant quelques billets de banque, selon des témoignages récoltés sur place.























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