Les syndicats des infirmiers et infirmières du Sénégal se sont rassemblés hier pour exprimer leur colère et leur profonde tristesse après le décès brutal de Mamadou Samba Diallo, infirmier-chef de poste à Arafat, une localité relevant du district sanitaire de Koungheul, dans la région de Kaffrine.
Le décès de ce professionnel de santé a ravivé une série de revendications que la profession porte depuis des années : surcharge de travail, manque de personnel, absence de sécurité dans les postes de santé, et conditions de travail précaires dans plusieurs zones rurales du pays.
Lors de leur rassemblement, les représentants syndicaux ont dénoncé « l’abandon des soignants par l’État » et appelé les autorités à prendre des mesures urgentes pour éviter de nouveaux drames. « Ce qui est arrivé à notre collègue aurait pu être évité si les conditions minimales de travail étaient respectées », a déploré un syndicaliste présent sur place. Selon les informations recueillies, Mamadou Samba Diallo aurait perdu la vie dans des circonstances qui restent à éclaircir totalement, mais qui seraient liées à l’épuisement et au manque de prise en charge rapide.
Le poste de santé d’Arafat, où il exerçait, est décrit par ses collègues comme sous-équipé et isolé « On nous envoie dans des zones reculées, sans ambulance, sans sécurité, parfois même sans électricité. Et on attend de nous que nous tenions le système sanitaire à bout de bras », s’est indigné Saly Ka secretaire general ayant pris la parole lors du rassemblement.
Les syndicats ont appelé à l’ouverture immédiate d’une enquête sur les conditions du décès de Mamadou Samba Diallo, mais aussi à la mise en œuvre d’un plan national de sécurisation et de renforcement des postes de santé, notamment en zone rurale. Ils menacent de durcir le ton si aucune réponse concrète n’est donnée dans les prochains jours.























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