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Au Sénégal, après le pouvoir, s’anoncent les poursuites judiciaires !

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C’est un phénomène monotone  incontestablement visible à travers les alternances politiques qu’a connues notre pays.

Remontons à l’an 2000, avec la première alternance politique qu’avait vécue notre République, conduite par le parti démocratique sénégalais.

Après l’installation de ce régime libéral, dirigé par le président, Maître Abdoulaye Wade, des poursuites judiciaires ont été enclenchées contre les dignitaires  du régime socialiste. Ces poursuites judiciaires ont souvent favorisées une transhumance politique faite par certains dignitaires socialistes pour échapper à la prison .Maître Wade avait ouvert un couloir de transhumance par les poursuites judiciaires. Il avait menacé à cette époque de vendre la maison du parti socialiste qui se situe à Colobane. Mais le secrétaire général du parti socialiste (PS), Ousmane Tanor Dieng avait une grandeur républicaine opposante  au PDS, qui a toujours géré avec intelligence politique ces faits et propos passagers au point que Maître Abdoulaye Wade avait, un jour, magnifié les qualités républicaines du feu Ousmane Tanor Dieng, paix à son âme.

Aujourd’hui, nous ne voyons plus cette relation politique loyale. Nous ne pouvons que rendre hommage à maître Wade qui y avait un sens d’écoute à ce moment précis mais aussi le 23 juin, le prouve.

La deuxième alternance politique, parue en 2012, dirigée par le président Macky Sall, était fortement marquée par des poursuites judiciaires contre les anciens dignitaires du régime libéral.

Souvenons que les premiers mois du régime de  Macky Sall dénotent des poursuites judiciaires sur vingt-cinq dignitaires du régime libéral qui ont abouti principalement au protocole de Reubeuss, faire exiler le fils du maître Wade, Karim Wade, qu’on appelait durant le régime libéral, ministre de la terre et du ciel. Seul Karim Wade a été condamné et reste toujours en exil. 

Le plus étonnant : parmi les vingt-cinq dignitaires du régime libéral, qu’on avait annoncé de poursuites judiciaires, sont vus  presque tous transhumés et même occupés des postes ministériels et de direction générale. Un seul exemple suffit pour confirmation : Interdit de sortir du territoire qu’il n’avait pas pu respecter, Oumar Sarr étant numéro 2, et coordonnateur  du PDS, très virulent du régime Macky, figurant sur la liste des 25 dignitaires devant être poursuivi par la justice, passe par le couloir de transhumance pour atterrir dans le gouvernement de Macky Sall. C’est pas lui seul, il y’en a d’autres pareils.

Cela nous oblige d’en tirer trois analyses fiables à savoir :

  •  Les poursuites judiciaires contre les dignitaires du défunt régime de Wade enclenché à l’époque par le régime de Macky  ne favorisaient que la transhumance politique ;
  • Les poursuites judiciaires  enclenchées par le pouvoir précédent se résumait souvent en un règlement de compte ou tentative de liquidation politique par n’importe quelle manière;
  • Les poursuites judiciaires contre les anciens dignitaires d’un régime doivent aboutir à une justice transparente, impartiale et équitable.

Cette dernière analyse nous préoccupe et constitue une alerte à ce nouveau régime de Diomaye-Sonko, qui a son slogan : Jub, Jubal, Jubbanti.

Ces présentes poursuites  judiciaires contre les anciens dignitaires du régime de  Macky, enclenchées par ce régime Jub Jubal, Jubbanti doivent prendre conscience de la suite des poursuites judiciaires des deux régimes précédents qui n’ont abouti qu’à la transhumance et  au règlement de compte ou liquidation politique.

Le seul conseil à donner : c’est de rendre absolument et définitivement la justice impartiale et équitable face aux poursuites judiciaires enclenchées.

Malick Faye Analyste politique

                Dakar, 30 septembre 2025

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