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Défenseur de l’Afrique sur la scène mondiale: La guerre d’image de Macky SALL depuis Marrakech

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Après avoir quitté le pouvoir, l’ancien président Macky Sall s’est installé à Marrakech et multiplie ses voyages, conférences et responsabilités internationales, cultivant son image de défenseur de l’Afrique sur la scène mondiale.

Entre think tanks prestigieux et conférences climatiques, l’ancien chef d’État cultive son statut de défenseur de l’Afrique, s’appuyant sur un réseau de communicants français pour contrer les attaques du nouveau régime. Mais cette hyperactivité diplomatique irrite profondément les nouvelles autorités sénégalaises, qui n’hésitent pas à l’attaquer publiquement tout en faisant face aux conséquences de la dette cachée héritée de son mandat.

Selon Jeune Afrique, Macky Sall enchaîne les rendez-vous prestigieux depuis son départ du pouvoir. Le 6 mai, il prenait la parole à Berlin lors du Global Solutions Summit aux côtés du ministre des Finances allemand Jörg Kukies et de la commissaire européenne à l’Environnement Jessika Roswal.

En décembre 2024, c’était à Riyad pour la Saudi and Middle East Green Initiative, où il a développé ses positions sur l’adaptation climatique, devenu l’un de ses sujets de prédilection.Depuis son départ du pouvoir, son influence s’étend également aux think tanks internationaux.

En février, il intégrait le Conseil consultatif international de l’Atlantic Council, prestigieux cercle de réflexion américain spécialisé dans les relations internationales. Ce même mois, il siégeait au jury du Prix Zayed pour la fraternité humaine à Abu Dhabi, avant de prendre en avril la tête du Centre mondial pour l’adaptation climatique basé à Rotterdam, succédant à l’ancien secrétaire général des Nations unies Ban Ki-Moon.Cette reconnaissance internationale s’appuie sur des années de construction d’une légitimité diplomatique, comme l’explique Abdou Karim Fofana, son ancien ministre du Commerce, cité par JA.Sur les dix dernières années, Macky Sall s’est construit une légitimité naturelle sur des questions internationales comme la réforme de la gouvernance du Conseil de sécurité pour laquelle il a plaidé, le financement du développement ou la justice climatique.

Son action a par ailleurs permis une avancée réelle en faveur de l’Afrique, notamment l’attribution d’un siège pour le continent au G20. Cette exposition internationale contraste brutalement avec l’accueil que lui réservent les nouvelles autorités sénégalaises. Le président Bassirou Diomaye Faye ne cache pas son agacement, déclarant lors d’un entretien télévisé le 4 avril : « Il mène ses activités. Cela n’empêche pas le Sénégal d’avancer. Même si je sais qu’il fait des choses en sourdine. »

Source: Seneplus

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