Malgré l’application des prix : Des boutiquiers « écoulent » à perte

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C’est toujours au chat et à la souris. Entre les agents de contrôle et les boutiquiers qui refusent d’appliquer les prix. Certains détaillants écoulent à perte.

Le Ministre du Commerce continue toujours son travail de contrôle et de sensibilisation sur le terrain, pour préserver le pouvoir d’achat des Sénégalais. Dans la banlieue dakaroise,  des boutiquiers ont décidé de suivre les mesures prises par la tutelle, même s’ils vendent à perte. Tout cela pour éviter des convocations.

Depuis quelque temps, des commerçants faisaient l’objet de contravention pour « non-respect des nouvelles mesures de prix des denrées. » À en croire la tutelle, il faut une implication de tous, dont les délégués de quartiers. Une initiative qui s’avère payante. A Fith mith, la boutique de Diallo ne désemplit pas. « Des agents étaient de passage pour voir si nous respectons les mesures prises par le Ministère du Commerce. Vous avez vu que les prix sont bien affichés. Alors que faire si ce n’est qu’appliquer cette mesures », assure-t-il. Dans le même ordre d’idée, ce détaillant explique qu’il faut aussi que cela se répercute à la base. « Nous sommes des détaillants certes, mais ce serait bien que les grossistes aussi fassent des efforts. Les taxes réduites touchent tous les produits. C’est déplorable que seuls les détaillants paient les pots cassés. Cette mesure aussi doit concerner les grossistes. Si on achète un sac de sucre à plus de 28 000 Fcfa, vendre le Kg à 600 FCfa revient à vendre à perte », regrette notre interlocuteur. Autre lieu Darou Salam. Chez Mbaye, c’est le grand rush. « Le paquet de couche pour bébé est passé de 10.000 à 11300 FCfa. Pareil pour le savon, dont le paquet est à 4800 FCfa, soit 700 FCfa de plus. En tout cas, nous n’aurons pas de bénéfices », s’empresse d’expliquer le boutiquier. Les consommateurs se plaignent d’une application timide et craignent une situation qui risque de pourrir. « Bientôt l’ouverture des classes. Imaginez les dépenses qui attendent les pères de famille. C’est énorme. Il n’est plus de cuisiner trois repas par jour…C’est le comble. Cette baisse est utopique », peste ce pauvre goorgorlu.

Les boutiquiers estiment qu’ils vendent à perte. Mais, le service régional du Commerce entend rester vigilant pour le respect des mesures.

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