Macky Sall : «L’école n’est pas un champ de bataille»

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 L’école n’est pas un champ de bataille ! Tel est le message qui ressort du discours  du Président Macky Sall qui s’exprimait hier, en marge de la cérémonie de remise des prix du Concours général. Il a abordé plusieurs sujets, dont la violence et la tricherie en milieu scolaire.

 

Macky Sall est d’avis que « l’école n’est ni un champ de bataille ni une scène pour gladiateurs. » C’est ce qu’il a exprimé hier, lors de la cérémonie de remise des prix du concours général. Une façon pour lui de déplorer les actes de violence qui gangrènent l’espace scolaire et universitaire. « Dans un système éducatif qui se veut performant et continu, je ne saurais passer sous silence les utilisations perverses dont le numérique fait malheureusement l’objet. Je pense notamment aux actes de cybercriminalité et autres dérives qui polluent les réseaux sociaux, et envahissent dangereusement l’espace scolaire. Par effet de mimétisme, des élèves se permettent dans des challenges insensés de s’attaquer à des enseignants et au personnel d’encadrement et de détruire des infrastructures scolaires. Je dois réitérer, ici, ma ferme condamnation de ces actes totalement inacceptables », a condamné Macky Sall.  Pour lui, chacun doit savoir que l’école doit à tout prix garder sa vocation d’espace de diffusion du savoir, de fraternisation socialisante et de construction citoyenne.

Pour ce qui est des tricheurs, le président de la République n’a pas manqué de les sermonner. « Les casseurs, ceux qui s’adonnent à la triche, à la violence, et aux actes d’incivisme, n’ont leur place ni à l’école ni à l’université. Pour autant qu’ils soient encore minoritaires, nous ne devons pas laisser pousser la mauvaise graine. C’est pourquoi, j’appelle à une mobilisation générale pour une observance rigoureuse de la discipline à l’école. L’État y veillera. », a-t-il menacé.  Pour autant, ce dernier dit avoir engagé les ministres chargés de l’Éducation, tous grades confondus, à faire respecter, à tous les niveaux d’autorité, les règles disciplinaires qui régissent la vie à l’école. « Il y va de la sauvegarde de notre bien commun et de l’avenir de la nation », a souligné le Chef de l’État, relevant que « l’éducation au savoir-être et au savoir-vivre ne saurait être du seul ressort de l’État. », a-t-il lancé.

Avant d’inviter  tous les acteurs et partenaires de l’école, en particulier les familles et les associations de parents d’élèves à s’investir davantage dans la sensibilisation des enfants sur la portée de leurs actes et comportements à l’école. »

Les chiffres du concours

L’Edition de cette année 2021 s’est déroulée dans de bonnes conditions, a fait savoir Pape Kandji, Directeur de l’Enseignement moyen secondaire et général. A l’en croire, cette année le nombre de candidats inscrits est de 2.132, public comme privé, contre 2.136 en 2019, soit seulement 4 candidats en moins. « 1.063 en classe de Première dont 598 filles et 465 garçons. 1.069 inscrits en classe de Terminale dont 534 filles et 535 garçons », a renseigné Mr Kandji. Et de poursuivre: « L’organisation a été satisfaisante. Les sujets ont été, dans l’ensemble, à un niveau d’exigence, conformes aux épreuves habituelles du concours général. »

Macky offre des bourses d’excellence aux jumelles bachelières

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Le chef de l’Etat a offert  une bourse d’excellence aux deux jumelles bachelières de 13 ans, Aminata et Ramatoulaye Diaw. C’est pour leur permettre de poursuivre leurs études à l’extérieur. Macky Sall a fait l’annonce ce mardi, lors de la cérémonie de remise des Prix du concours général 2021.  “Je vous présente mes invitées spéciales, les sœurs jumelles de 13 ans (Aminata et Ramatoulaye Diaw). Nos plus jeunes bachelières de cette année sont issues du Lycée El Ibrahima Diop de Yeumbeul, en banlieue Dakaroise. Je vous félicite. L’Etat vous apportera tout le soutien nécessaire à la poursuite de vos études. Chacune de vous bénéficiera une bourse d’excellence“, a déclaré Macky Sall Aminata et Ramatoulaye Diaw battent un record de précocité. Leur arme, un père, Demba Diaw, à la retraite et qui a eu tout le temps de les encadrer. Ainsi, avant l’année scolaire, elles avaient fini d’assimiler le programme.

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