Dérives audiovisuelles : Un quitus désormais imposé aux diffuseurs

0 107

Le directeur de la Cinématographie, Germain Coly, a reçu en audience, ce mardi 3 aout 2021, une délégation de l’ONG islamique JAMRA et du Comité de défense des Valeurs morales (CDVM). Les deux parties ont plaidé l’exigence, par les organes de diffusion, d’un quitus signé par la direction de la cinématographie Germain Coly avant d’accepter toute diffusion de films ou de séries sur leurs chaînes de télévision, ou en public.

L’ONG islamique Jamra et ses partenaires du CDVM et de l’ONG Daral Qurane passent à la vitesse supérieure face à certaines dérives des séries télévisées. Jamra et ses alliés qui ont exposé ses doléances ont demandé à la Direction de la Cinématographie de rappeler à l’ordre les producteurs de séries, qui violent les lois et règlements qui régissent ce secteur. Faux aux dérives audiovisuelles récurrentes, à l’actif de certains producteurs de séries télévisées, dont certaines séquences heurtent régulièrement la sensibilité de l’opinion publique, l’Ong Jamra et ses alliés « ont salué à sa juste valeur la mission avant-gardiste de la Direction nationale de la Cinématographie dans la sauvegarde, en amont, de nos valeurs socio-culturelles, et dans le maintien de la performance de l’industrie cinématographique sénégalaise. Ils  déplorent « qu’une nouvelle génération de producteurs s’active depuis un certain temps à créer des séries qui ne cessent de défrayer la chronique en suscitant de vives indignations dans l’opinion, relativement à leur excessive tendance au libertinage attentatoire à nos bonnes mœurs. » Réitérant « leur confiance à la Direction nationale de la Cinématographie, dont l’importance de la mission dans la protection de nos valeurs n’est plus à démontrer », Jamra et ses alliés disent toujours compter sur la perspicacité des services de cette structure de veille, pour passer au crible les produits audiovisuels, dont la plupart qui ont eu à faire l’objet de leurs plaintes auprès du cnra, font ouvertement la promotion de contre-valeurs, comme le défiance de l’autorité parentale, l’apologie de la fornication, la promotion de l’adultère, la banalisation de l’homosexualité, le tout sur fond de pornographie verbale.

Jamra et ses alliés ont exprimé à la Direction de la Cinématographie leur satisfaction de voir le Cinéma sénégalais constituer, dans le département de la Culture, « le secteur le plus doté en textes législatifs et réglementaires. Rehaussé par la performance d’un registre cinématographique national d’identification, à l’image de la base de données de l’État civil. » Et d’ajouter : « cette rencontre intervient suite aux dérives récentes constatées dans la production et la diffusion de films qui sont en déphasage avec nos valeurs culturelles. »

Au terme de la rencontre, selon la note, le Directeur de la Cinématographie a tenu à préciser que conformément au Décret 2004-735 du 21 juin 2004 et à la loi 2002-18 du 15 avril 2002, il est fait obligation aux producteurs de soumettre à la direction de la cinématographie une demande d’autorisation préalablement aux tournages de films ou de séries télévisées. Etant entendu que « la Direction de la Cinématographie peut s’opposer à un tournage de film ou de série si dans le contenu du scénario des séquences sont susceptibles de porter atteinte à l’ordre public, à la sécurité nationale (prises de vues de zones classées « secret défense, ou aux bonnes mœurs », informe ce communiqué.

Le cas échéant, l’autorisation de tournage pourrait être légalement refusée par la et qu’en cas de violation de ces dispositions légales, ajoute la note-circulaire n°352, il sera procédé, en partenariat avec les forces de sécurité publique, à la saisie de tournage et des négatifs, assortie d’une amende de 3 à 10 millions de Fcfa, pour le long-métrage ou la série. Et de 1 à 5 millions de Fcfa pour le court métrage.

Les deux parties ont plaidé l’exigence, par les organes de diffusion, d’un quitus signé par la direction de la cinématographie avant d’accepter toute diffusion de films ou de séries sur leurs chaînes de télévision, ou en public, conformément à l’arrêté 004003/mc/dci portant composition et mode de fonctionnement de la commission nationale de contrôle et de classification de films cinématographiques.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.