Week-End Sans Pain : Les boulangers sursoient à leur mot d’ordre

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Ils avaient décidé, les boulangers de ne point servir du pain ce week-end. Ils protestent contre le fait que les autorités les aient intimidés suite à leur proposition de format de 230 g à 200Fcfa.

La fédération des boulangers du Sénégal et le regroupement des boulangers du Sénégal ont finalement décidé de surseoir à leur grève de 48 prévue  ce week-end. Une décision qui intervient suite à des concertations avec des autorités compétentes. Néanmoins, les boulangers donnent une semaine à l’Etat pour régler leurs problèmes.

Une nouvelle qui sonne une délivrance pour les milliers de ménages et autres  gargotières qui écoulaient autant de baguette de pain en une journée. Lors d’une réunion avec les autorités les craintes se sont dissipées.  A en croire Amadou Gaye, le Président de la Fédération nationale des boulangers du Sénégal, il ne s’agit pas de donner un ultimatum à l’Etat mais « d’une mise en garde sur deux points. « La première c’était notre responsabilité morale par rapport à la recrudescence de la pandémie de même que des personnalités qui sont intervenues par rapport à la mauvaise communication entre nous et l’Etat. Nous avons toujours demandé le respect de la réglementation et il faut trouver une alternative  pour une meilleure rentabilité de nos entreprise », dit-il.  Pour celui-ci, il avait conseillé à   leurs membres de changer de formule de la baguette et l’administration ne peut pas leur imposer quoi que ce soit. Pour lui, il ya eu des intimidations. « Nous pensons que l’Etat doit protéger ses entreprises pour leur permettre d‘avoir des rentabilités. De même que le pain ne doit pas être vendu dans les boutiques. Il faut  des points de vente agréés pour une meilleur hygiène », note-t-il.

Selon Oumar Diallo de la Direction du Commerce intérieur, il faut trouver un juste milieu car le problème reste  en l’état. En ce qui concerne la position de  la tutelle, elle reste constante. « Nous sommes pour le respect  et l’application de la réglementation depuis la publication du  décret 22-77 du 31 décembre  2019 été mis en application  en aout 2020. « Des moyens ont été déployés dans le secteur de la boulangerie afin  de faire un assainissement nécessaire. Il s’agissait de fixer les règles pour savoir d’abord qui est boulangers et qui doit fabriquer le pain. Et ensuite voire la distribution du pain et les lieux de distribution », dit-il au bout du fil.

A ce tire, le problème des boulangers fait-il savoir « est un format de pain. » « En voulant mettre la baguette de 200 Fcfa un jour  c’est d’accord, mais qu’ils sachent qu’elle est déjà circonscrite. Et donc pas en réalité un autre format de pain. Mais il faut des conditions car peu importe la quantité mais il faut une limitation de ce format dans sa boulangerie elle-même », argue Omar Diallo. Celui-ci reconnait l’avoir interpellé en mettant l’accent sur l’application du format de pain proposé par les boulangers. « Le  problème fondamental des boulangers, c’est la vente de pain dans les boutiques  et qui ne soit pas réglementée et il faut les assister dans ce domaine », confirme Omar Diallo.

Sur ce, Amadou Gaye explique en ces termes  qu’il ya  un dialogue de sourd. Il dénonce le fait qu’il soit convoqué avec une pression des autorités.  « Ce que nous proposons c’est dans l’intérêt des consommateurs et la problématique c’est le fait de vendre le pain dans les boutiques. Si l’Etat assurait l’implication de tous, nous n’allions jamais avoir ces problèmes  et faire sortir les brebis galeuses dans ce secteurs pour un pain moins cher et accessible », conclut Amadou Gaye.

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