Mame Mactar Guèye ‘’seul’’ dans le combat

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Chaque société charrie des valeurs à la préservation desquelles, une bonne partie de ses composantes se bat ou reste nostalgique si, du fait d’une modernité par assimilée, elles ont tendance à disparaitre.

Au Sénégal, Jamra et son Président Mame Mactar Guèye est de tous les combats pour la préservation de la morale publique.

Hier, la série ‘’infidèle’’ a été interdite suite à une offensive judiciaire et médiatique menée par Jamra. Il en est ainsi du combat contre les Lgbt ou d’autres valeurs sociales auxquelles beaucoup de sénégalais croient encore.

Malheureusement, dans ces combats nobles, on ne voit que Mame Mactar Guèye. Rarement d’autres s’y intéressent, en tout cas comme le fait. Ce qui nous amène à nous interroger sur les raisons de la passivité d’une société face à la dégradation continue de ses mœurs parce qu’agressée à longueur de journée par des médias puissants adoptés par tous.

Mais, il se peut également, que la hargne de Mame Mactar et l’inertie de bien d’autres sénégalais sur ces questions s’expliquent fondamentalement par le sérieux que l’individu mène dans ses investigations et la pugnacité des analyses qu’il y apporte.

Comme son frère Abdou Latif Guèye qui a créé Jamra, Mactar ne lâche pas sa proie et s’engage à fond, dans ses combats obligeant ses adversaires, parfois, à céder, comme ces excuses que Rangou aurait formulées à son égard.

Cette ténacité, beaucoup ne l’ont pas. Il s’y ajoute que nombre de gens n’osent pas affronter publiquement par exemple les occidentaux notamment sur le terrain de l’homosexualité de peur de devoir renoncer à certaines possibilités comme de voyager dans leurs pays ou de bénéficier de certains avantages.

Certes, il y a eu des manifestations où beaucoup de personnes ont dénoncé les déviations de notre société, mais n’eut été la détermination de Mactar, beaucoup de choses auraient tout simplement été tolérées au nom d’une forme de laïcité et de liberté.

Nous lui devons alors une fière chandelle.

En réalité, nous vivons dans une société où la réussite matérielle est portée au rang de pinacle parce que source de considération et même de vénération.

Et c’est ce qui pousse les jeunes, dans divers secteurs d’activités, à repousser leurs limites, à franchir des rubiconds et à violer des interdits.

Cette forme d’audace n’existe que dans un souci de sortir du lot pour se faire remarquer afin de briller comme une étoile au-dessus de tous les autres.

Dans cette dynamique, ce sont notamment les jeunes filles ou jeunes femmes qui se font souvent remarquer parce que conscientes de la beauté de leurs corps et des avantages qu’elles peuvent en tirer.

Sachant que la concurrence est rude et la chance de réussite minimes dans le monde des arts, elles acceptent, sauf exception, les exigences de producteurs mus par les mêmes réflexes.

S’il n’y a personne pour tirer la sonnette d’alarme, on en arrivera à un stade de déperdition sociale grave qui s’accommode mal de  notre société où les mosquées sont à chaque coin de rue sans oublier les églises qui assez bien implantées.

Nous ne sommes pas en train de dire que la société ne doit pas évoluer. Car, personne ne peut arrêter le progrès. Mais, s’il n’y a pas de garde-fous, la promotion de la déperdition sociale et de la perversité sera telle que retourner en arrière sera presqu’impossible.

C’est pour cette raison que la démarche de Jamra est à saluer. Il va sans dire  qu’il est aussi important de féliciter et d’encourager Babacar Diagne le patron du Cnra qui, lui aussi, prend son courage à deux mains pour des décisions qui peuvent être mal perçues.

En tout état de cause, il faudra beaucoup de Mactar Guèye pour garder le temple dans l’intelligence, le respect de l’autre.

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