Un peuple agité qui a perdu sa sérénité

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Nous avons perdu, il faut le dire, notre sérénité collective et nous avons épousé une civilisation du bruit. Depuis fort longtemps, nous donnons l’image d’un peuple agité qui a perdu sa sérénité. Or, il faut de la sérénité en toute chose.

Notre esprit est occupé par beaucoup de futilités qui ont rendu notre peuple trop agité. Une nouvelle maison, une nouvelle marque de portable, un but, une victoire d’une équipe dans les championnats européens surtout, ou d’un lutteur, créent un bruit assourdissant et dévient notre peuple de l’essentiel.

Dans le silence, on entend et mesure les fruits de la réussite de la sérénité. Les esprits apaisés, en effet, silencieux, ont beaucoup plus de chance de réussir, de relever les défis qui se dressent sur leurs chemins que les esprits agités.

Il en est de notre peuple agité. Socialement, politiquement, religieusement, économiquement, psychologiquement, nous sommes faibles.

En effet, nous sommes trop faibles psychologiquement. Un seul événement, un fait banal nous renverse, nous occupe, et occupe l’actualité toute la semaine.

Et les commentaires saugrenus, les vociférations, les manipulations de s’inviter à l’événement futile, insignifiant.

Mais comme nous aimons le bruit, le vacarme et les sarcasmes, alors tout le monde rentrera dans la danse, dans les lieux de travail, dans les bureaux, dans les salons cossus, dans les transports, les marchés, les  grandes places, etc.

Et alors, adieu le travail ! Parce qu’il ne peut y avoir de véritable travail dans le bruit. C’est seulement du folklore qu’il y aura.

Le bruit est sans importance, parce qu’il ne permet pas la sérénité et donc, la production qualitative et quantitative.

En retrouvant notre sérénité, notre assurance et en renvoyant cette culture du bruit dans les abîmes des ténèbres, nous retrouverons, c’est sûr, notre splendeur, notre capacité à nous réinventer et donc, à redevenir un très grand peuple.

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