Commissariat Central de Dakar : Le complice présumé de Boy Djinné s’est suicidé

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Un des présumés complices de Boy Djinné, Abdou Faye, aurait mis fin à ses jours dans la nuit du mardi 8 au mercredi 9 juin, dans la cellule où il était maintenu en garde-à-vue. Une autopsie a été ordonnée, une enquête ouverte.

 Arrêté en même temps que le fugitif Boy Djinné ainsi que deux autres individus à Missirah (Tambacounda), Abdou Faye, un des complices présumé qui devait faire face au procureur hier s’est donné la mort. Le défunt a été retrouvé pendu dans sa cellule au commissariat central de Dakar. Il se serait pendu. Cette énième affaire de  suicide dans les postes de polices à fait réagir Seydi Gassama d’Amnesty  International et l’activiste Guy Marius Sagna qui a pointé un doigt accusateur aux policiers. Le président d’Amnesty est d’avis que la police est responsable de cet énième cas de décès dans des circonstances troubles dans leurs locaux. «La responsabilité de la police est engagée et il faut enquêter pour faire la lumière sur les circonstances dans lesquelles cette personne a pu se suicider», a dit le patron d’Amnesty Sénégal. Avant de rappeler «Quelqu’un qui est  gardé à vue est censé être à la vue de la police qui doit non seulement le surveiller dans cette chambre de sûreté, mais elle doit aussi s’assurer qu’il n’y entre avec  aucun élément  qui puisse lui faire du mal, y compris de se suicider par pendaison.»

Réagissant à cette affaire, l’activiste Guy Marius Sagna n’y est pas allé avec le dos de la cuillère. Pour lui,  les postes de polices sont de vrais cimetières. Il dresse la liste macabre des détenus décédés en prison. Guy Marius évoque le décès d’Elimane Touré, mort au poste de police du port de Dakar. Il est dit qu’il s’est suicidé. « Pape Sarr, brûlé vif dans un commissariat. Telle une momie il mourra dans ses bandages à l’hôpital ». « Seck Ndiaye, bastonné jusqu’à la mort dans sa chambre par 5 policiers.  Abdoulaye Timera, renversé par une voiture de police roulant en sens inverse qui le fracture. Il mourra quelques heures plus tard.  Pour tous ces cas, c’est : police partout justice nulle part! Déni de justice total!  Nous banalisons les violences policières jusqu’au jour où nous en sommes victimes », a-t-il listé. Pour le leader de Frapp, cela fait des années qu’il dit à l’État néocolonial du Sénégal que l’impunité fonctionne comme un permis de tuer, comme un encouragement à assassiner.  Il faut décoloniser la police sénégalaise qui se comporte comme une police d’occupation. « L’État ne nous écoute pas pour l’instant trop occupé qu’il est à convaincre les mauvais policiers et mauvais gendarmes qu’ils peuvent casser du manifestant impunément. Voilà pourquoi, nous ne cesserons jamais de rendre hommage aux policiers, gendarmes qui refusent d’être inutilement violents envers le peuple », a lancé Guy Marius. Revenant sur «  l’affaire de la gifle », l’activiste de déclarer « Les joues du président Macky Sall n’intéressent pas le peuple. Ce peuple, qui a giflé ses options politiques en février et mars dernier. Préparons nos gifles pour les élections locales. Mobilisons-nous pour la gifle contre la 3e candidature.  Tous les jours giflons les spoliateurs fonciers, les voleurs de deniers publics, les valets de l’impérialisme que sont Macky Sall, Ouattara, Talon, Faure, Bongo… Plus que des gifles, envoyons leur un gros coup de balai. Ils doivent dégager ».

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