Recrutement De 5000 Enseignants : Le CUSEMS émet des réserves

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Le  Cadre unitaire des enseignants du moyen secondaire du Sénégal émet des réserves sur le recrutement de 5000 enseignants annoncé par le Chef de l’Etat. Le Cusems syndicat  considère que cette annonce survient dans un contexte où, le système éducatif patauge encore dans des difficultés nées de la violation systématique des critères de  recrutement et à la formation d’enseignants.

Le recrutement de 5000 enseignants annoncé par le Chef de l’Etat fait réagir le cadre unitaire des enseignants du moyen secondaire du Sénégal (CUSEMS). Dans un communiqué, ce syndicat salue cette décision dont la matérialisation, de leur avis « résorberait le déficit criard noté depuis plusieurs années, améliorerait le taux d’encadrement mais aussi et surtout soulagerait le personnel existant rudement éprouvé». Les syndicalistes, toutefois, considèrent que cette annonce survient dans un contexte où, le système éducatif patauge encore dans des difficultés nées de la violation systématique, dans un passé récent, des critères qui présidaient jusqu’alors au recrutement et à la formation d’enseignants. « Les manquements à l’orthodoxie dans le recrutement du personnel enseignant ont généré des conséquences désastreuses dont: la déprofessionnalisation du métier, le sacrifice de générations d’élèves, des retards considérables dans la gestion de la carrière des enseignants, leur démotivation, leur démoralisation, une instabilité chronique », disent-ils.  Ainsi, pour éviter une reproduction des erreurs du passé qui serait fatale au système, le Directoire national considère que le recrutement sur dossier ne doit concerner que les titulaires de diplômes professionnels sanctionnant la validation scientifique de leur formation.
«En revanche, le recrutement du reliquat devra se faire par voie de concours et déboucher sur une formation initiale des admis avant leur affectation dans les établissements», laissent-ils entendre. Ils appellent  à la responsabilité des autorités.

Sur le discours du 1er mai, le Cusems dit rester sur sa faim.  «Nous sommes déçus de ce discours où le Chef de l’Etat a  clamé  son incapacité à revaloriser les salaires des agents de l’Etat, se reniant et se contredisant sur la question des prêts DMC que son régime est le premier à geler et dont pourtant, il demandait récemment, lors d’un conseil des ministres, le paiement sans délai », tonnent les syndicalistes. Ils rappellent que le Président Abdoulaye Wade a porté le DMC de 2 millions à 5 millions, allongé la durée du remboursement de 4 ans à 7ans afin de libérer les fonctionnaires des intérêts astronomiques des banques et d’accéder à un logement décent.

Ils se sont également prononcés sur le paiement intégral de toutes les indemnités liées aux examens, celles du bac ne sont pas encore soldées, notamment dans le département de Rufisque et à Kédougou, cinq mois après la date butoir du 30 novembre retenue.

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