Dossier Ressources Naturelles : Après IBK, Déby, à qui le tour ?

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Ibrahima Boubacar Keita contraint à la démission, Idriss Déby tué, le député Mamadou Lamine Diallo se demande qui sera le prochain.

 Le président du Mouvement Tekki alerte les dirigeants africains. L’Afrique, prévient le député, « est un enjeu pour ses ressources minérales convoitées par les puissances du monde multipolaire. » En particulier, l’espace sahélo-saharien  francophone est visé. Pour les autres puissances telles que la Chine, la Turquie, l’Inde, l’Iran dans une certaine mesure et le Qatar agissant pour compte, cet espace ne doit pas être le monopole de la France, avise-t-il, non sans rappeler que la fragmentation du Sahel est un moyen de partage de ses ressources minérales, pétrole, gaz, uranium, terres rares, etc.

Les dictateurs souvent incultes installés par la France vont tomber inévitablement face à cette compétition, a-t-il prédit. « L’ordre qu’ils incarnent, entièrement favorable aux intérêts français, ne peut plus tenir »,  a soutenu Mamadou Lamine Keita. D’une part, poursuit-il, cet ordre ou système ne peut pas résoudre le problème du chômage massif des jeunes et des trappes de pauvreté ; « d’autre part, il ne fait pas l’affaire des puissances concurrentes de la France. »

Les régimes de présidence à vie ou de troisième  mandat sont particulièrement visés.

« La France elle-même est contrainte à s’ajuster. La sortie de crise covid 19 sera âpre », a-t-il déclaré. Avant de s’interroger : « après IBK et Déby,  à qui le tour ? «

« Alpha Condé de Guinée, ADO de Côte d’Ivoire, Sassou du Congo, etc.  Déby, intrépide soldat sans doute, mais piètre homme politique, vient d’être éliminé. Sous son règne de trente ans, les rebellions se sont multipliées et les opposants écrasés et humiliés ». Il conseille au Tchad de tourner la page et d’avancer vers la gouvernance démocratique. A Macky Sall, il lui demande de libérer Hissène Habré.

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