Droit Humains: Après les Etats-Unis, Amnesty épingle le Sénégal

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Dans son rapport annuel 2020-2021 sur la situation des droits humains présenté hier, Amnesty international a épingle le Sénégal. Entre autres sujets, Seydi Gassama a plaidé pour le respect des droits des homosexuels.

Lors de la présentation, hier, par l’Amnesty international du rapport annuel concernant les évènements de 2020, Seydi Gassama, son Directeur Exécutif/Section Sénégal a appelé au respect des droits des homosexuels. « Quand il s’agit des LGBT, l’Etat dit qu’on veut leur imposer quelque chose. Il faut arrêter la surenchère, la démagogie », a indiqué Seydi Gassama selon qui aucun Etat, ne peut obliger le Sénégal à légaliser l’homosexualité. « Nous n’avons pas de campagne spécifique pour demander la légalisation de l’homosexualité. C’est d’ailleurs une campagne qui serait vaine et sans succès », dit-il. Par ailleurs, dit-il, l’Etat doit assumer ses responsabilités et protéger la vie des présumés homos. « La constitution du Sénégal protège tous les Sénégalais, protège le droit à la vie de tous les citoyens sénégalais. Même l’Etat ne peut pas prendre la vie de quelqu’un. La Constitution protège tous les sénégalais contre la torture et les traitements cruels inhumains et dégradants. Tous les Sénégalais sont protégés et cette protection n’exclut aucune catégorie de personne », dit-il. Avant d’ajouter : « On ne peut pas accepter que les homos soient torturés, lynchés ou traqués. Le droit à la vie est garanti par la constitution. Nous demandons à l’Etat de respecter la constitution en protégeant tous les citoyens ».

Populations marginalisées, journalistes arrêtés, bavures policières

Pour sa part, Marceau Savieude Directeur régional adjoint est revenu sur la situation des droits humains en Afrique de l’Ouest et du centre. Il a indiqué qu’on le rétrécissement des espaces de libertés dans la plupart des pays. « Des autorités ont cherché à faire taire les critiques sur leur gouvernance. Des coupures de réseaux internet. Arrestation de journalistes et d’activités politiques Beaucoup de situations de violences policières. Des forces de l’ordre qui répriment des manifestants. Ce phénomène s’est accru du fait de la pandémie de la Covid-19. Violences et discriminations fondées sur le genre dans beaucoup de pays », a-t-il soutenu. Avant de poursuivre : « elles ont été violentées durant le confinement. Les inégalités dans certains nombres de pays. Lors des couvre-feux, des populations ont été marginalisés. Le confinement a renforcé cette situation d’inégalité. Une perte de revenus. Des systèmes de santé très vétuste qui ne permettent pas aux populations de jouir de leur droit à la santé. L’accroissement des inégalités ».

De son côté, Ousmane Diallo, Chercheur Afrique de l’Ouest a abordé la situation au Sahel. Selon lui, Mali Niger et Burkina
Ce sont les pays de la zone des transfrontalières. « Des violations de droits international humanitaire des enlèvements, des tueries, des attaques contre les populations, des failles qui ne protègent pas les volontaires, la disparition de 102 personnes et très peu de suite judiciaire, telles sont les choses qu’on peut dire sur la situation au Sahel ». Il faut aussi dire que le rapport revient sur les mêmes préoccupations qu’Amnesty depuis une dizaine d’années. Les droits humains sans qu’il ait des avancées notoires ou notables. Il s’agit de la question du recours à la force lors des opérations de maintien de l’ordre, la conférence de presse interdite par le sous-préfet, les conflits fonciers qui sont devenus monnaies courantes au Sénégal.

Selon toujours Amnesty, la liberté d’expression et des réunions sont menacées avec l’arrestation de Assane Diouf pour avoir critiqué le gouvernement Juin. Sans oublier les attaques qui ont été perpétrés contre un journal. « Ces agressions contre la liberté de la presse et contre les journalistes méritent des poursuites judiciaires contre les auteurs de ces actes », a dit Seydi Gassama.

100 mille enfants mendiants Sénégal

Concernant la question des droits enfants, le rapport renseigne qu’il y a eu beaucoup de manquement de la part de l’Etat. « Au début, il y avait quelques avancées, mais la loi sur la protection des enfants qui devraient être votés dorment dans les tiroirs de l’Etat ou de l’Assemblée. 100 mille enfants qui mendient au Sénégal. Qui sont dans les rues, qui sont maltraités. Tant que la question des enfants talibés ne sera pas réglée. Il y a eu des cas de meurtre dans les daaras », renseigne le document qui se félicite du travail de la justice qui commence à traiter ces questions avec beaucoup de courage, à punir les maitres coraniques. « On a besoin d’un cadre juridique pour protéger les enfants. Et le vote du code l’enfant qui régule la création d’un daara au Sénégal et de mettre les moyens. L’Etat a l’obligation de soutenir ses enseignants et de l’organiser.

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