Problématique de L’emploi : Les jeunes décidés à jouer les premiers rôles

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« Des assises pour l’emploi des jeunes. »   C’est ce qu’a initié  Cheikh Omar Sy de l’Observatoire de Suivi des Indicateurs de Développement Economique en Afrique et des partenaires afin de se pencher sur la question et d’émettre des solutions.  Face à une population extrêmement jeune (52,1%),  il urge  selon les acteurs de se pencher sur la question.

 La question de l’emploi des jeunes est au centre des débats depuis quelques temps. En effet, dans un contexte marqué par de récentes manifestations et au cours desquelles, des jeunes se sont illustrés   en guise de protestation et de montrer leur mal-vivre. Une problématique qui intéresse tous  les acteurs. Dès lors, le Chef de l’Etat avait annoncé la tenue d’un conseil présidentielle sur cette question « centrale ».C’est tout le sens de l’atelier d’orientation  stratégique jeunesse et gouvernance tenue hier à Douta Seck. Les jeunes ont décidé de jouer les premiers rôles.

Des concertations en vue de trouver des solutions face aux difficultés des jeunes dont la problématique de l’emploi. C’est l’approche préconisée par des jeunes issus des partis politiques, du mouvement associatif, de la société civile, etc. Ils étaient nombreux à prendre part à cette  rencontre initié par l’Observatoire de Suivi des Indicateurs de Développement Economique en Afrique (OSIDEA). Selon Cheikh Omar Sy,  Président de l’Osidea, l’analyse du contexte en question révèle des signaux d’un mal-vivre existentiel qui frappe de plein fouet une bonne frange de la population. « Les défis de l’emploi de la jeunesse sont énormes. Depuis Abdou Diouf à nos jours, cette problématique demeure. Il faut regrouper les jeunes et leur permettre de s’exprimer de discuter et d’échanger sur ce point là.  Il faut définir la vision des jeunes sur les institutions,  sur l’emploi, l’éducation et de l’équité sociale car l’essentiel aujourd’hui c’est de tourner les caméras sur les besoins des jeunes et de réfléchir pour leurs camarades de demain », dit-il.  S’agissant des problèmes,  « il s’agit d’orientation des politiques publiques mais aussi de l’éducation et de la formation professionnelle. Nombreux sont ceux qui sortent à l’université comme sociologue, juristes bref des métiers libéraux.  Le problème ici  est relatif au coaching  et au monitoring. Des jeunes qui ne sont pas psychologiquement accompagnés du point de vue de l’orientation. Alors que le savoir faire est laissé en rade », selon Cheikh Omar Sy. Des jeunes qui indexent l’Etat du fait  qu’il  soit responsable de cette situation. Le président de l’Observatoire  attire aussi l’attention des privés qui devraient « jouer un rôle important aussi. Dans beaucoup de pays c’est le secteur privé qui crée de l’emploi alors il faut changer de paradigme.

200 milles demandeurs d’emplois pour grossir les rangs des chômeurs.

Dans l’élaboration des politiques structurelles, les problématiques de jeunesse sont représentées comme des défis transversaux.  Pour le représentant du Ministère de la Jeunesse et conseiller technique Alassane Diallo,  la question de l’emploi des jeunes est mondiale. « Le  Sénégal ne peut pas échapper à la règle carde Diouf à Macky Sall,  ce ne sont pas des initiatives qui ont  manqué pour régler cette question. Elle est récurrente certes avec une population jeunes. Près de 65%, a moins de 20%. Chaque année, plus de 200 milles demandeurs d’emplois viennent grossir les rangs des chômeurs. On se focalise sur l’accompagnement et le financement des jeunes mais il ya une forte inadéquation entre la formation  et l’emploi sur le terrain. Donc, il faut booster la formation », fait-il remarquer. Un changement de paradigme chez les jeunes du fait que bon nombres sont formés  mais dans d’autres créneaux. Pour le Conseiller technique, aucun régime sérieux ne peut se targuer à trouver des solutions. A la question de savoir  « si  les propositions des jeunes ne seront pas rangées dans les tiroirs des Ministères »,  Alassane Diallo répond par la négative. « C’est vrai qu’il y a ce manque de concertation en amont mais il est pertinent d’avoir les conclusions en vue de se positionner pour faire entendre leur cri. Ils ont leur mots à dire et nous sommes impatients de les recevoir (ndlr : les conclusions des assises). »  Même  son de cloche pour Maleine Amadou  Niang, Professeur, « il est important de nos jours pour l’Etat de revoir son niveau d’investissement  dans ce pays. On ne peut pas avoir un budget de 4 milles milliards et vouloir fonctionner avec autant de paiement de dettes  dont 800 milliards sans penser à l’investissement, qui est primordial »

Il est attendu des conclusions « pertinentes  et inclusives » afin que le nombre de chômeur  puisse être résorbé  au grand bénéfice des demandeurs d’emplois.

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