Affaire Ousmane Sonko : La banlieue s’embrase

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Le leader du Pasteef « Les Patriotes » Ousmane Sonko   a été placé en garde de vue pour « trouble à l’ordre public. » Dans la banlieue, la tension était vive avec des scènes de guérilla.

Des élèves qui ont délaissés les établissements au niveau de la banlieue. Ces derniers ont sillonné les artères de Guédiawaye afin de demander la libération d’Ousmane Sonko. Bilan : des arrestations, un  bus de Dakar Dem Dikk saccagé ainsi que le tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye, un véhicule de la police se renverse.

Une journée mouvementée dans la banlieue hier. Et pour cause, des jeunes écoliers des différents  établissements s’étaient mobilisés pour demander la libération d’Ousmane Sonko. Regroupés au niveau  du Cem Canada, ils ont saccagé la devanture du Tribunal de Grande instance de Pikine-Guédiawaye. Des vitres  caillassées, des pierres jonchaient l’espace. Les manifestants très déterminés avaient voulu mettre le feu aux véhicules de la police qui s’était renversé. Leurs collègues policiers venus en renfort les ont tiré d’affaire. Ce fut le sauve-qui-peut pour les nombreuses personnes venues se procurer un document administratif. Il était 10h. Bien que les limiers aient été alertés en nombre important, les jeunes écoliers avaient déjà quitté les lieux vers une autre  destination. Arrivés à hauteur de la station Touré, ils ont  brûlé des pneus et des tas d’immondices. Armés de pierres de bâtons et autres objets, ces jeunes écoliers étaient déterminés en a découdre avec les forces de l’ordre qui peinaient  à les contenir. Scandant en chœurs : « libérer Sonko, libérer Sonko » leur nombre ne cessait d’augmenter au fur et à mesure. Alertés, les limiers, une fois sur place avaient décidé de les disperser  mais en vain. Les grenades lacrymogènes lancées par les forces de l’ordre déclenchèrent la furie des jeunes puis une course poursuite à travers les rues de Guédiawaye. Comme s’ils s’étaient passé le mot, les écoliers ont profité de l’occasion pour rallier la route qui passe par les deux voies de notaire en face de la mairie. Malheureusement, le bus de Dakar Dem Dikk stationné  à quelques encablures  en  fera les frais. Des vitres  au pare-brise,  les manifestants ont déversé leur colère.  Au finish,  le bus de ladite société était        méconnaissable. Ce fut le sauve qui peut pour les riverains  et autres commerçants qui guettaient les clients.  Telle une véritable armée mexicaine, les jeunes renversèrent tout sur leur passage. Même le chantier du Bus transit rapid (BRT) ne sera pas épargné. Des grilles renversées, les barrières saccagées.  En nombre réduit, les limiers peinaient à faire face, bien qu’usant davantage de grandes lacrymogène.

Des boutiques pillées aux parcelles assainies

Poursuivant leur chemin, les jeunes empruntèrent la route qui mène vers le croisement Béthio, puis  Las Palmas avant d’atterrir au rondpoint case bi.  Le constat est le même.  Des commerçants baissèrent pavillon face à des jeunes qui scandaient toujours « libérez Sonko. Libérez Sonko » pour ne subir des scènes de pillage. Des bus Tata et autres cars Ndiaga Ndiaye étaient obligés de faire le grand détour pour sauver les clients. Sur place, des pneus seront brulés,  des magasins pillés, des vendeuses tentèrent de sauver leur peau.  Les boutiques « Auchan » ne résisteront pas, face aux jeunes. Au fil des heures; les manifestants  rejoignirent le marché Dior, de la commune des parcelles assainies.  D’aucuns profitèrent de l’occasion pour asséner leurs vérités: « Nous sommes fatiguées de ce régime. Nous réclamons la libération de Sonko », pestent-ils.  La boutique qui jouxte la station d’essence sera dévalisée. Des bonbonnes de gaz emportées puis jetées dans la braise.  Des explosions qui feront fuir la masse de personnes qui assistaient à la scène. La seule déclaration était « libérez Sonko… »libérez Sonko… »  Des manifestants qui pillaient les boutiques aux alentours.

Des hommes en tenues aux abonnés absents, les manifestants poursuivaient leur  route pour ensuite dévaliser des boutiques. Pour le moment, la tension reste vive.

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