MAYA ABDUL INTERPRETE DU GENERIQUE « MAITRESSE D’UN HOMME MARIÉ» : «La musique, ce sont des émotions »

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Maya Abdul, de son vrai nom Maimouna Touré, allie musique et travail. Elle travaille dans un cabinet spécialisé en ressources humaines. Spécialisée dans la musique de film, comédienne voix off, elle est la chanteuse des génériques des séries sénégalaises ‘’Pod et Marichou’’, ‘’Golden’’ ou ‘’Maitresse d’un homme marié’’. Ces chansons de films sont emplies de petites notes joyeuses ou profondément mélancoliques, de symphonies d’adieu et de ritournelles amoureuses. Ces notes  donnent de petites déchirures de la vie qui rythment la vie des personnages de des séries-fictions. Mieux, sa musique dans les séries sénégalaises, illustre parfaitement l’histoire du film et la rend encore plus captivante. Il suffit  d’une mélodie pour savoir ce qui se passe dans la tête d’un acteur. En somme, ses génériques ont donné plus de vie à ces séries et ses mélodies se fondent avec les images. C’est dire que le succès de ces films suscités et ses génériques sont indissociables. Entretien !

Présentez-vous à nos lecteurs ?

Mes salutations aux lecteurs de Rewmi Quotidien. Je m’appelle Maya Abdul et je suis une chanteuse sénégalaise. J’appartenais à un groupe du nom de Carapid Music et depuis bientôt 2 ans déjà, je poursuis une carrière solo.

Qu’est-ce qui vous a motivé à vous lancer dans la musique ?

Mon expérience dans le groupe « Carapid Music » a été déterminante dans mon choix de carrière. J’ai toujours aimé chanter mais les « shows live » avec le groupe m’ont permis de voir jusqu’où je pouvais aller. Je me suis vraiment découverte durant ces scènes au Just 4 U. A chaque soir, je rajoutais un petit quelque chose aux chansons que j’interprétais. Je le faisais naturellement et ça plaisait au public. Disons que ça m’a donné l’appétit dont j’avais besoin pour me lancer.

Qui est votre source d’inspiration ?

La société, notre quotidien, nos vies. On a beau être tous uniques dans nos parcours, on reste toujours humains dans nos joies, nos peines. Quand j’écris, je m’inspire de tout cela. Pour un artiste, il est facile de se mettre dans la peau de l’autre. Notre sensibilité nous le permet et c’est ce qui donne vie à nos mots. On donne un peu de soi dans l’art.

Quels sont les thèmes que vous abordez dans vos chansons ?

Tout ce qui me passe par la tête. Je suis plus inspirée par le sentiment que me procure la musique, d’ailleurs j’écris rarement sans instrumental. Pour moi la musique ce sont des émotions : l’amour, la trahison, la colère, la joie, la tristesse etc. Ces thèmes sont récurrents mais chaque artiste les aborde, selon sa vision et ses émotions. Il est plus facile d’écrire quand on se laisse porter par ses sensations. Par contre, pour les chansons sur lesquelles nous avons travaillé avec « Marodi », il était question de thèmes précis. C’était facile, vu que je connaissais un peu l’histoire des protagonistes. Et j’ai adoré travailler sur ces chansons avec « Marodi », car elles ont été écrites pour des femmes qui représentaient le quotidien des femmes sénégalaises. C’était comme leur donner une voix et leur dire on vous comprend.

Depuis combien de temps faites-vous de la musique ?

J’ai commencé à l’âge de 16 ans. J’ai participé à un concours de chant organisé par l’Ambassade des Etats-Unis au Niger où j’ai remporté le premier prix. Ils m’ont aussi offert une année de cours de musique et de chant avec des professionnels. C’était mon premier pas dans la musique en tant qu’artiste. Je suis revenue au Sénégal et mon père m’a inscrit à des cours de guitare avec M Edu Bocandé. Mon père et lui sont amis et partagent un grand amour pour la musique. Tonton Edu a produit à l’époque son propre album chez lui dans une pièce qu’il avait aménagé en studio. J’ai eu l’honneur d’y poser ma voix. Il avait pour habitude de dire que j’avais du potentiel mais qu’il me manquait la confiance. Et il avait raison. Il m’a fallu cette confiance pour donner vie à Maya Abdul sur scène. J’ai « libéré » ma voix en suivant les conseils de grandes stars et certains professeurs que j’ai eu à rencontrer durant mon parcours. Ensuite, ma rencontre avec Carapid Music m’a offert une place dans l’Industrie musicale sénégalaise.

Comptez-vous faire une carrière musicale ?

Oui évidemment. A ce stade, j’ai envie de laisser ma marque dans l’histoire de la musique sénégalaise. J’adore être sur scène, rencontrer mon public et tout. Donc je ne compte pas en rester là.

En dehors de la musique, que faites-vous dans la vie ?

Je travaille dans un cabinet spécialisé en ressources humaines et le reste du temps je suis comédienne voix-off chez Neegurap Music Group.

Comment alliez-vous boulot et musique ?

Jusque-là bien sauf quand c’est une semaine où il y a boulot, studio, répétitions et shows. C’est éreintant certes mais le bonheur de faire tout est toujours là. Aussi il y a un temps pour le travail et un temps pour la musique. L’objectif c’est d’arriver à atteindre ses objectifs des deux côtés. Mais le calendrier musical s’adapte à mon agenda de salarié.

Vous êtes l’interprète du générique de la série Maitresse d’un Homme Marié. Comment cela s’est passé ?

Le texte a été écrit par Kalista, qu’on ne présente plus d’ailleurs. Alors, après nos collaborations précédentes avec Marodi, le label Neegurap a, à nouveau, été sollicité pour le générique de cette nouvelle série. Kalista nous a donc envoyé le texte et a indiqué ses préférences sur le style de musique qu’elle voulait joindre à son texte. J’ai tout de suite aimé le contenu et il ne restait plus qu’à le chanter. Par chance, ils ont adoré et c’est comme ça qu’est né le fameux générique de « Maitresse d’un homme marié ».

Quels sont vos rapports avec les autres artistes ?

De bons rapports évidemment surtout ceux avec qui j’ai collaboré.

Quels sont vos projets ?

Des albums, des tournées, des collaborations de rêve si Dieu le permet.

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