PISCINE PARTY EN PLEIN ETAT D’URGENCE AUX ALMADIES: L’ONLPL au chevet des 43 individus arrêtés




L’Observateur National des Lieux de Privation de Liberté (ONLPL) s’est rendu à la Brigade de gendarmerie de Ouakam pour s’enquérir des conditions de détention des 43 personnes de diverses nationalités (22 femmes et 21 hommes) placées en garde à vue.

L’Observateur National des Lieux de Privation de Liberté dirigé par Josette Marceline Lopez Ndiaye, conformément à l’article 5 de la loi n°2009-13 du 02 mars 2009,  a dépêché une équipe d’observateurs aux fins d’effectuer une visite à la Brigade de gendarmerie de Ouakam où les personnes arrêtées, composées de 22 femmes et 21 hommes, ont été retenues et placées en garde à vue. Cette  visite, selon l’ONLPL, entre   dans le cadre  de la  mission de contrôle des conditions de prise en charge des personnes privées de liberté. D’après la même source, cette délégation avait pour mission de vérifier les conditions de détention des gardés à vue, en particulier quant au respect du protocole sanitaire dans le contexte de la nouvelle vague de la Covid-19 et le bien fondé de certains faits évoqués par les médias. Ainsi, lors de cette visite, les observateurs ont eu un entretien avec le Commandant de la Brigade de gendarmerie, des parents de personnes arrêtées et avec quelques détenus. Sur ce conformément au mode de fonctionnement de l’ONLP, un rapport avec le cas échéant, des avis recommandations et/ou propositions, sera dressé et envoyé aux autorités compétentes. Pour rappel, dans le cadre  de sa mission,  la police a  mené  une  opération le week-end dernier dans les quartiers de Ngor et Almadies.  Ce qui a abouti à l’interpellation samedi dernier et la mise en garde à vue, d’environ 43 personnes de diverses nationalités, impliqués les uns, dans l’organisation d’une soirée d’anniversaire, les autres pour un rassemblement dit «piscine party», en violation de l’arrêté ministériel sur le couvre-feu et l’interdiction des rassemblements. Des fils et filles à papa, un couple de diplomates et des femmes mariées ont été interpellés, samedi dernier, lors d’une piscine party organisée en plein état d’urgence assorti d’un couvre-feu aux Almadies. Seul le couple de diplomates a été libéré en raison de son immunité diplomatique. Lors de cette « piscine party », l’alcool et la chicha coulaient à flots. Le tout accompagné d’une bonne ambiance musicale. Des invités venant de la Suisse ont rebroussé chemin, en apercevant la gendarmerie sur les lieux. Certains fêtards ont réussi à s’enfuir.




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