AUDIT DU FICHIER ELECTORAL : Wade écrit à Antoine Diome




L’audit du fichier électoral débute dans la deuxième quinzaine du mois de janvier. Dans une lettre adressée au ministre de l’intérieur, Me Wade réclame « une place pleine et entière dans le processus d’audit du fichier électoral et de réforme des lois électorale. »

Le cabinet sénégalais ERA choisi par l’Usaid pour auditer le fichier électoral a déjà coopté ses experts. ll s’agit de 5 évaluateurs et 4 auditeurs qui sont issus du Mali, du Bénin, de la Guinée Conakry, de la Belgique… Les 9 experts ont été présentés hier à l’opposition, devront commencer leur travail dans la deuxième quinzaine du mois de janvier. A signaler qu’aucun Sénégalais n’a été coopté au motif qu’aucun compatriote n’a rempli les critères.

Ce que juge anormal le Parti démocratique sénégalais qui, dans une lettre adressée à Antoine Diome, souligne que le fichier électoral ne peut garantir la transparence que si les formations politiques sont associées à son élaboration, en particulier le parti d’opposition le plus représentatif du pays, en l’occurrence le PDS, seul parti fort d’un groupe parlementaire d’opposition au sein de l’assemblée nationale.

Par conséquence, le PDS réclame une place pleine et entière dans le processus d’audit du fichier électoral et de réforme des lois électorales, en dehors de toute coalition de partis.

En effet, l’ensemble des partis politiques présents à l’assemblée nationale, et qui ont donc fait la preuve de leur représentativité électorale, devraient être représentés au moins par deux (2) membres au sein de la commission chargée du pilotage de l’audit, exige le Pds.

Pourquoi le Pds a quitté le FRN

Le Parti libéral de Wade a justifié sa décision de quitter le Front de résistance national (FRN). « Le Parti Démocratique Sénégalais voyant que le FRN était instrumentalisé à des fins politiques pour justifier l’entrée au gouvernement d’une frange de l’opposition qui était membre de ce front, sous le couvert de ce dialogue, a quitté le FRN à l’époque », expliquent les libéraux. Qui renseigne qu’aujourd’hui, l’histoire leur a donné largement raison sur les véritables motivations de cet appel au dialogue. Un dialogue national à l’issue duquel Oumar Sarr, Idrissa Seck et Cie ont rejoint la mouvance présidentielle.




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