LEVEE DE FONDS : Le ministre de l’intérieur menace de dissoudre Pastef




Le ministre de l’Intérieur, Antoine Diome met en garde Ousmane Sonko après le lancement, dans les réseaux sociaux, d’une campagne internationale de levée de fonds initiée par son parti Pastef en vue de financer ses activités.  Dans un communiqué dont copie nous est transmise, Antoine Diom rappelle que tout parti politique qui reçoit des subsides de l’étranger ou d’étrangers établis au Sénégal « s’expose à la dissolution » conformément à l’article 4 alinéa 2 de la loi sur les partis politiques.

Que les patriotes se le tiennent pour dit.  Dans un communique rendu public, samedi, le ministre de l’Intérieur relève qu’un message audiovisuel diffusé sur les réseaux sociaux informe une campagne de levée de fonds internationale au profit du parti politique dénommé PASTEF afin de financer ses activités. M.Diome rappelle qu’en ‘’vertu de l’article 3 de la loi n° 81-17 du 6 mai 1981 relative aux partis politiques, modifiée par la loi n°89-36 du 12 octobre 1989, les partis politiques ne peuvent bénéficier d’autres ressources que celles provenant des cotisations, dons et les de leurs adhérents et sympathisants nationaux et des bénéfices réalisés à l’occasion de manifestations’’. Ainsi, Ousmane Sonko et son parti risquent de voir leur formation politique dissoute. Car,  » Tout parti politique qui reçoit des subsides de l’étranger ou d’étrangers établis au Sénégal s’expose à la dissolution, conformément à l’article 2 alinéa 4 de la loi de 81 susmentionnée « , souligne le document.

Pour rappel,Pastef, le parti d’Ousmane Sonko a entamé, ce samedi, une opération internationale de levée de fonds. L’objectif pour les patriotes, c’est de récolter et de mettre à la disposition du parti et de son président, Ousmane Sonko, les moyens d’aller à la rencontre des sénégalais, disent-ils. «Le financement des partis politique est un problème dans le pays. depuis 1998  El hadj Mbodj avait écrit dessus. Les assises nationales aussi ont traité la question ainsi que  la commission nationale de réforme des institutions. Même la constitution parle du financement des partis politiques. Mais, l’actuel président estime que les membres de l’opposition sont ses ennemis. Il prive les partis politiques légalement constitués des moyens de vivre et de s’organiser. Ce qui fait que ceux qui ne sont intéressés que par l’argent, iront le rejoindre. Mais nous, on a décidé de nous tourner vers nos militants», a expliqué Birame Souleye Diop, responsable du parti.




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