MODULE SEXUALITE PRO-LGBT POUR L’ÉCOLE: Le document de l’Unesco qui fâche les Hussards Noirs




«L’éducation sexuelle et la reproduction » dans l’éducation depuis la primaire a choqué plus d’un. Ce sujet proposé par l’Unesco pour l’école sénégalaise, loin de passer inaperçu, s’est rapidement attiré de vives critiques des syndicats d’enseignants qui ont rejeté le module. Rewmi Quotidien qui a parcouru le document, vous dévoile les grandes lignes.

La proposition « indécente » de l’Unesco d’introduire l’éducation sexuelle et la reproduction dans les curricula a suscité une levée de boucliers chez les syndicalistes. Le Cusems, le Sels/A, le Senals/Fc, l’Uden, le Syndicat des inspecteurs, le Seams, etc., se sont levés, d’une seule voix, refusant de valider ce programme.

En fait, de quoi est fait ce programme avec comme module la sexualité pro-lgbt pour l’école.

En effet, il s’agit d’un module qui vise à intégrer la notion de genre avec une nouvelle définition du concept qui pend en compte l’homosexualité, le gay, le lesbianisme, le transsexuel, le bisexuel ou alors un ou une intersexué (é).

Dans la partie intitulé «Nés Libres et Egaux: Orientations sexuelle et identifié de genre en droit international des droits de l’Homme », il est mentionné ceci : « la question d’accorder aux lesbiennes, gays, bisexuels et transgenre (LGBT) les mêmes droits que ceux dont tous les autres jouissent n’est ni radicale ni compliquée ».

Le programme dont l’un des recommandations est de d’«inclure l’orientation sexuelle et l’identité de genre comme des caractéristiques protégées de la législation contre les crimes haineux (…) », a pour objectif  de « Protéger les gens contre la violence homophobes et transphobes ».

Pour les élèves de 5 à 8 ans, l’idée centrale est de leur faire comprendre l’importance de la différence entre le sexe biologique et le genre. « Définir la notion de genre et de sexe biologique et expliquer en quoi elles sont différentes, réfléchir sur ce qu’ils ressentent au sujet de leur sexe biologique et de leur genre », peut-on lire dans le document.

S’agissant de ceux âgés entre 9 et 12 ans, il est question de leur enseigner que  « les normes sociales et culturelles et les convictions religieuses sont les facteurs qui influent sur le rôle de genre ».

Pour les enfants âgés entre 12 à 15 ans, le thème portera sur « le rôle et les normes de genre ont une influence sur la vie des individus ». Il faudra les pousser à « reconnaître que les convictions en matière de normes de genre sont créées par les sociétés (attitude).»

Il s’agira aussi d’analyser avec eux, «l’impact des normes et des stéréotypes liés au genre sur les relations amoureuses (normes liées aussi bien à la masculinité qu’à la féminité) (reconnaissance) ».
L’objectif d’apprentissage pour les élèves de 15 à 18 ans et plus, c’est de les faire comprendre que « l’homophobie et la transphobie sont préjudiciables aux personnes ayant des orientations sexuelles et des identités de genre différentes ».

Au terme de ce module, les élèves pourront définir ce que sont l’homophobie et la transphobie, analyser les normes sociales qui contribuent à l’homophobie et à la transphobie et à leurs conséquences.

Mais aussi reconnaître que chaque individu devrait avoir le droit d’aimer qui il veut sans faire l’objet de violence, de contrainte ou de discrimination, montrer comment exprimer son soutien aux personnes victimes d’homophobie ou de transphobie ».




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