MALADIE MYSTERIEUSE: La piste de la pollution chimique écartée




Le ministre de la pêche et de l’économie maritime  Alioune Ndoye  a rassuré, ce week-end, les populations sur la maladie dite mystérieuse notée chez des pêcheurs rentrés de haute mer. Ainsi les premiers résultats des analyses de la maladie dermatologique ne révèlent pas de pollutions chimiques.

Les premiers résultats de la maladie dermatologique notée chez des pêcheurs rentrés de haute mer ne révèlent pas de pollutions chimiques. C’est ce qu’a affirmé  le ministre de la pêche et de l’économie maritime à la clôture de la célébration de la Journée mondiale de la pêche artisanale. « Notez que pour l’instant les premiers résultats nous sont remontés et il ne s’agit pas de pollutions chimiques et autres. Les recherches s’orientent vers les filets utilisés. En tout cas, la recherche s’oriente vers ça, mais tous les prélèvements aujourd’hui faits ne révèlent pas de pollution chimique et autres des zones concernées », lit-on dans une note. D’après le ministre, ce n’est pas la première piste qui est avérée.  Sur ce, il a rassuré les populations que les ressources halieutiques ne sont en rien concernées et contaminées. Elles peuvent consommer du poisson car tous les débarquements font l’objet de prélèvement et d’analyse au Sénégal. « C’est pourquoi, nous avons des Laboratoires des services pêche dans les quais et les lieux de débarquements. S’il y avait un risque, je pense que ça aurait remonté au niveau des décideurs », a-t-il ajouté.  Revenant sur la célébration de la Journée mondiale de la pêche artisanale. Alioune Ndoye s’est félicité de la bonne organisation de la cérémonie.  « Nous avons, avec l’ensemble des organisations de la pêche artisanale échanger par rapport aux difficultés, aux défis et aux perspectives qui se posent au secteur qui est un secteur important. Nous avons noté l’ensemble des observations de ces acteurs qui sont des professionnels de leur métier »,  a indiqué le ministre.

Les recherches orientées vers les filets de pêcheurs

Et d’assurer que ses services travaillent à apporter autant que possible les réponses adéquates par rapport aux attentes de ces acteurs. « La plupart de ces attentes se trouvent inscrites dans des programmes en exécution du gouvernement. Il s’agit de la sécurité, de la surveillance de nos ressources halieutiques, de la préservation et de la durabilité de ces ressources et de leurs outils de travail », a-conclu Alioune Ndoye.

La Direction de l’Environnement et des Etablissements Classés (DEEC) a commis le Centre Régional de Recherches en Ecotoxicologie et Sécurité Environnementale (Ceres-Locustox) comme laboratoire pour assurer les analyses par screening en Chromatographie en Phase Gazeuse couplée à la Spectrométrie de Masse (GC-MS) des échantillons d’eau de mer prélevés au niveau des points géoréférencés. Selon le laboratoire, au regard de la présence quasi permanente dans les quatre échantillons d’eau, d’acide phtalique, de souffre, de l’acide benzene dicarboxylque et de l’acide hexadecanoique, il faudra soumettre ces résultats d’analyse aux toxicologues et orienter les recherches sur les filets utilisés par les pêcheurs. Pour rappel, la pêche artisanale représente aujourd’hui entre 80 et 85% des débarquements au Sénégal.




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