L’école sénégalaise est malade




Sur les prochains examens Covid-19, pourrait-on dire qui s’annoncent palpitants, nous devons tous nous sentir responsables en dépit des divergences politiques syndicales et pédagogiques.

L’école sénégalaise est malade, elle n’est nullement le produit du gouvernement actuel, il faut l’avouer.

Si on en est arrivé à ce niveau, c’est parce que tous, nous avons assisté en spectateurs amusés à sa chute.

Celle-ci ou plutôt son efflutement est la conséquence de notre démission collective.

Nous avons trop laissé faire ! Des programmes anachroniques, des formations bancales au rabais, des méthodes d’évaluations surannées, des motivations évanescentes, des constructions archaïques, inadéquates….

Nous avons trop aimé la facilité, trop danser depuis les premiers lueurs de notre indépendance nominale, parce que contrôlée.

Dans notre monde fait de communication scientifique, pour booster la formation, la recherche, les armes miraculeuses, la presse a préféré promouvoir ce qui faisait plus de bruits.

Ceux qui versaient dans le folklore…clinquant, c’est-à-dire les amuseurs publiques qui, ajouter au « tapalé national » plutôt qu’à motiver les bourgeons intellectuels qui devaient hisser notre pays sur la ligne de crête et fort de la galère !

Situation encore présente aujourd’hui. Aussi point n’est besoin de revenir en arrière pour disserter sur la pertinence ou non de réouvrir nos universités  et écoles supérieures et d’évaluer les apprenants.

Les examens qui s’annoncent doivent être d’intenses moments de prouver notre capacité de nous adapter aux situations fortes les plus ambigües afin de prouver encore une fois, malgré nos divergences politiques, syndicales et autres, nous avons de la consistance culturelle, politique, intellectuelle.

Ces examens doivent être des repères lumineux à la trajectoire historique de notre peuple pour nous-mêmes, pour nos apprenants, pour les générations à venir et pour l’histoire.

Il nous faut le savoir et comme le disait le professeur Cheikh Anta Diop, « nous sommes des bâtisseurs d’empire », et cela il ne faut jamais l’oublier. 




Be the first to comment

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*