EXAMEN  DU CFEE : Les résultats seront satisfaisants

l'entrée en 6ème et du Cfee sur l’ensemble du territoire national dans un contexte marqué par la Covid-19.




285.812 candidats se sont penchés hier sur les épreuves de l’entrée en 6ème et du Cfee sur l’ensemble du territoire national dans un contexte marqué par la Covid-19. Dans les différents centres d’examens visités, les protocoles sanitaires et sécuritaires sont respectés, d’après Ibrahima Fall, Chef du Centre.

Le ministre de l’éducation nationale a effectué ce jeudi, à l’occasion du début des épreuves du Certificat de fin d’études élémentaires (Cfee) et de l’Entrée en 6e, une visite au niveau de certains centres d’examen pour vérifier le dispositif sanitaire mis en place. Accompagné du Gouverneur de Dakar, de certains maires et des partenaires sociaux, le ministre Mamadou Talla s’est rendu successivement à l’école élémentaire des Hlm Grand-Yoff et à l’école élémentaire Apix Guinaw Rails Sud.

Après un tour dans ces deux centres d’examen, le ministre s’est dit satisfait du dispositif mis en place. «Tout se passe très bien», s’est d’emblée réjouit le ministre Mamadou Talla. Poursuivant, il ajoute, «nous avons constaté, à Dakar comme à Pikine, que tout se passe très bien. Les mesures barrières et le protocole sanitaire sont bien respectés. Nous avons fait le tour des classes et les élèves me disent que les épreuves sont abordables pour le moment».

Toutefois, le ministre de l’éducation nationale a profité de cette visite pour faire de la sensibilisation. Il a ainsi fait savoir que le protocole sanitaire mis en place avec la pandémie doit être appliqué même au-delà de la maladie.

A l’école de Ndary Niang de Grand-Dakar qui a abrité cette année des centaines de candidats au Certificat de Fin d’Etude Elémentaire (CFEE), sur les lieux, à part les quelques grésillements des feuilles blanches que les personnels pédagogiques avaient entre leurs mains, régnait un silence de cimetière. Devant la porte de l’école était aménagé deux seaux en robinet remplies d’eau, du gel alcoolique et du savon. Juste à côté de ces matériaux, étaient assis deux hommes de tenue, observant à leur tour la situation.

Ce centre d’examen au CFEE est sous la direction d’Ibrahima Fall, Directeur d’école, homme cinquantenaire, à la barbe touffue et petit bonnet au-dessus de sa tête. Il confie avec satisfécit que  tout se passe très bien comme sur des roulettes. Il n’y a aucun problème. Tout le protocole sanitaire est respecté. La sécurité est aussi là, il n’y a pas d’absence du côté personnel. Toutes les mesures prises par les autorités politiques et administratives sont respectées. Tous les candidats ont porté leurs masques aussi. La distanciation sociale est également respectée dans les salles. Nous ne rencontrons aucune difficulté vraiment », , Il informe sur le nombre d’école que  regroupe ce centre affilié à l’IEF de Grand Dakar. « L’école Madieye Sall, Assane Seye,  Ndary Niang, Ndeye Fatou Sylla sont ces quatre groupes que notre centre a regroupé», renseigne-t-il.

Même si beaucoup semblent douter des résultats de cette année à cause des perturbations, le chef de centre de l’école Ndary Niang, Ibrahima Fall, de son côté, reste optimiste et promet de bons résultats. « La pandémie n’a pas empêché aux candidats d’étudier parce que pratiquement », souligne-t-il, non sans rassurer que les potaches ont franchi les deux tiers du trajet. « Avec les deux mois là que nous avons fait, ils ont  même appris beaucoup plus de choses. Les potaches  ont bénéficié d’un enseignement de qualité. Donc les résultats peuvent être satisfaisants ». Le Directeur d’école  des Hlm 4 reste convaincu que les résultats de cette année peuvent êtres même meilleurs que ceux des années précédentes. Le nombre de candidats inscrit dans ce centre,  selon le chef de centre, est de 233 candidats dont 9 candidats absents. S’agissant la répartition de ces 233 candidats, Le Directeur d’école, renseigne qu’ « ils sont répartis dans 12 salles, et chacune d’elle contient 20 candidats à l’exception de la dernière qui n’a que 12 candidats ».

 « Si les épreuves sont difficiles, beaucoup échoueront surtout ceux de public »

A la question de savoir si les candidats sont-ils assez préparés, Assane, habitant aux Hlm, père d’un candidat à l’épreuve du CFEE, parle avec certitude. « Les « vacances-corona » n’ont en rien impacté sur le niveau de son fils. Pour moi, la pandémie n’a pas empêché mon fils d’être prêt. Je lui avais trouvé un enseignant à la maison. Donc il va tout simplement réussir son examen », affirme Assane.

Un avis contraire émis par cette dame, trouvée à la zone Sodida, aux environs de 7h. Accompagnée de sa fille candidate, lui tenant la main, elle clame d’une voix vive ses doutes par rapport au niveau des candidats. « Je pense que si les épreuves sont assez difficiles, beaucoup des candidats échoueront, surtout ceux du public. Ma fille est dans une école publique et je crois qu’elle n’a pas eu assez de temps pour être prête à cause des aléas de cette année », déclare-t-elle, tout en refusant de donner son nom. Elle ajoute : « mais de toute façon, que Dieu fasse le mieux pour chacun de ses candidats ».

Dans les salles de classe, les candidats sont bien concentrés

Stylos portés dans leurs poignets de main, des feuilles d’examen étalées sur leurs tables, ils fixaient ainsi leurs regards tout bas. Des détails qui décrivaient l’attitude de ces jeunes candidats au CFEE. Tantôt ils écrivaient, tantôt ils s’arrêtaient pour réfléchir. Une  atmosphère assez tendue, pour la plupart d’entre eux. Ces candidats avaient des visages qui suaient à cause de la canicule de la journée d’hier. Par conséquent, les gouttes de sueur ruisselant au travers de leurs joues, finissaient par tomber  sur les feuilles de brouillon. Mais rien ne les empêchait de continuer à gribouiller de par leurs plumes collées au bout des doigts, car voulant réussir cette première épreuve de cursus scolaire. Se trouvant en une dizaine de mettre des salles, on voyait ces jeunes candidats chercher à délirer les nœuds qui serraient les gorges de leurs esprits qui faisaient flux et reflux.  Dans chacune des 12 salles, s’y trouvaient des surveillants qui défilaient à l’intervalle des rangées de banc, jetant  ainsi des regards vifs devant et derrière.




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