L’OUVERTURE PROGRAMMEE DES CLASSES AU 2 JUIN 2020 : REFLEXIONS ET PROPOSITIONS




La situation de l’Ecole en cette période de pandémie du Corona-virus, en particulier à la veille de la réouverture des classes d’examens, décidée par le Gouvernement pour le 02 juin prochain nous inspire quelques réflexions que nous voulons partager. La faisabilité de la décision, au vu de la complète désorganisation qui prévaut dans les prémices de sa mise en œuvre, apparait plus que problématique, voire irréalisable. Il y a lieu de s’alarmer de ce que les opérations entreprises pour le convoyage des enseignants à leurs lieux de travail respectif soient sujettes de risques fort élevés de circulation du virus que l’on est censé combattre ! Toutes choses qui ne rassurent pas les parents d’élèves et inquiètent  les enseignants eux-mêmes.

Comprenant le souci des Autorités publiques de « sauver » l’année scolaire, nous les invitons instamment à étudier les réaménagements idoines à opérer dans les meilleurs délais. A cet égard, il nous parait particulièrement dangereux d’inclure dans cette réouverture imminente de l’Ecole,  les classes du niveau élémentaire. Comment en effet, attendre des écoliers de bas-âge l’observance stricte des gestes-barrières quand ils sont livrés à eux-mêmes, à l’intérieur comme à l’extérieur de leurs établissements, quelles que soient par ailleurs les mesures d’encadrement prises ? Une telle décision prend-elle en compte le dénuement de bon nombre des établissements scolaires qui peuvent manquer même de toilettes adéquates, voire d’eau courante ? Une telle décision, telle qu’elle est déclinée, pose dans sa conception même, le problème d’égalité de chances dès lors que les élèves vivant avec une maladie chronique sont exclus dans le processus. Qu’en sera-t-il alors de leur sort, de la suite de leur cursus scolaire ?

 Par contre les élèves de Terminale, postulant au baccalauréat, sont suffisamment matures pour être pris en compte et organisés pour une reprise des cours en début juin. L’examen du BAC pourrait ainsi être envisagé au mois d’août, pour permettre aux nouveaux bacheliers de postuler aux grandes Ecoles de pays étrangers, avant le début de la nouvelle année académique. Pourquoi ne pas attendre le mois de septembre le temps d’évaluer la situation et de tester l’expérience des terminales pour la réouverture des autres classes, tout en prévoyant d’organiser les contrôles du second semestre de l’année en cours et les évaluations  de passage en classe supérieure au mois de Novembre ? La prochaine ouverture des classes pourrait alors être envisagée au plus tard en janvier 2021.

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 Mouhamadou Moctar Sourang

Président Union National  Patriotique-UNP-




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