Covid-19 et paludisme, la double peine du continent africain




Alors que toute l’attention se porte sur la lutte contre le coronavirus, le paludisme continue de tuer. L’OMS prédit un pronostic plus sombre si rien n’est fait.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a averti que le nombre de décès causés par le paludisme en Afrique subsaharienne pourrait doubler pour atteindre 769 000 morts, car les efforts pour lutter contre la maladie sont perturbés par la pandémie de coronavirus. En effet, la pandémie de Covid-19 pourrait perturber les campagnes de prévention, notamment la distribution de moustiquaires et de médicaments contre le paludisme. Pour y remédier, l’Afrique subsaharienne devrait mieux regarder aux restrictions logistiques mais aussi s’adresser aux populations. En ces temps de coronavirus, beaucoup de parents refusent d’emmener les enfants dans les centres de santé pour s’y faire soigner par peur de contracter le Covid-19. De plus, les symptômes du paludisme et du Covid-19 étant faussement proches, cela induit en erreur nombre d’entre eux. Sans compter que pour lutter contre le nouveau coronavirus, les pays africains ont très tôt fermé les frontières, et même instauré des interdictions de circulation en centres-villes. Ce qui a retardé la livraison de matériels. « L’Afrique a fait des progrès significatifs au cours des vingt dernières années », a expliqué le Dr Matshidiso Moeti, directrice régionale pour l’OMS pour l’Afrique. « Bien que le Covid-19 représente une menace majeure pour la santé, il est essentiel de maintenir les programmes de prévention et de traitement du paludisme. Nous ne devons pas revenir en arrière », a-t-elle insisté, alors qu’on célébrait samedi 25 avril la Journée internationale de lutte contre le paludisme.




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