USA: Trump, au Congrès, snobe Pelosi qui déchire la copie de son discours




Les tensions entre Donald Trump et Nancy Pelosi se sont exacerbées à l’occasion du discours sur l’état de l’Union, mardi soir au Congrès, où le président républicain a évité de serrer la main de la cheffe de file de l’opposition démocrate, qui a ensuite déchiré la copie du discours qu’il lui avait remise.

A la veille de son vraisemblable acquittement par le Sénat, Donald Trump n’a pas évoqué le sujet de l' »impeachment » mais les cicatrices de la bataille bipartisane autour de sa destitution sautaient aux yeux: les républicains, debout, ont acclamé Trump à son arrivée au Congrès tandis que les démocrates sont pour la plupart restés assis.

Donald Trump a refusé de serrer la main de Nancy Pelosi, la présidente démocrate de la Chambre des représentants où a été votée en décembre sa mise en accusation, lui tendant simplement une copie de son discours.

Nancy Pelosi, qui ne s’était plus entretenue avec Donald Trump depuis une réunion avortée à la Maison blanche il y a quatre mois, a semblé décontenancée.

Elle a omis les formules d’usage avec lesquelles la « speaker » annonce traditionnellement le discours du président. « Membres du Congrès, le président des Etats-Unis », s’est contenté de dire Pelosi pour présenter Trump.

Lorsque le président républicain a terminé son discours, la représentante démocrate s’est levée et a déchiré la copie du discours qu’il lui avait remise.

Les républicains des deux chambres du Congrès ont scandé « Quatre années de plus » quand Donald Trump a pris place sur l’estrade, presque neuf mois jour pour jour avant l’élection présidentielle du 3 novembre prochain.

Dans les rangs démocrates, majoritairement silencieux, certains ont secoué la tête lorsque l’actuel locataire de la Maison blanche a déclaré que « l’état de notre union est plus solide que jamais ».

Plusieurs parlementaires démocrates avaient refusé de se rendre au Capitole, comme la libérale Alexandria Ocasio-Cortez, en guise de protestation contre le président républicain.

Donald Trump s’est félicité de ce qu’il a accompli depuis qu’il a succédé au démocrate Barack Obama il y a trois ans, disant avoir dynamisé l’économie américaine et favorisé l’emploi.

« En seulement trois petites années, nous avons brisé la mentalité de déclin américain et rejeté la décroissance de la destinée de l’Amérique », a-t-il dit lors d’un discours pugnace de 80 minutes dont il s’est servi pour présenter sa vision pour le pays pour les quatre prochaines années.

L’ASSURANCE-MALADIE, ENJEU DE CAMPAGNE

Donald Trump a critiqué les propositions pour l’assurance-santé formulées par les candidats à l’investiture démocrate pour l’élection présidentielle, alors que les primaires du Parti démocrate ont été lancées lundi dans l’Iowa dans la plus grande confusion.

Les sénateurs démocrates Bernie Sanders et Elizabeth Warren ont proposé un système de santé pour tous géré par le gouvernement, qui mettrait fin à l’assurance privée dont bénéficient des millions d’Américains via leurs employeurs.

« Nous ne laisserons jamais le socialisme détruire le système des soins de santé américain », a dit Donald Trump, qui a fait l’objet de critiques pour n’avoir pas pris cette question à bras-le-corps afin de réduire les coûts d’assurance-santé croissants qui pèsent sur la classe moyenne américaine.

Trump a dressé un bilan positif de sa présidence dans l’espoir de convaincre les Américains de lui accorder en novembre un second mandat de quatre ans.




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