Fada sur les retrouvailles avec Wade: » En politique, je ne dis jamais, jamais »




Leader du parti Ldr/Yessal et par ailleurs directeur général de la Sonacos, Modou Diagne Fada a été, ce samedi, l’invité du Grand Oral. Sur les ondes de la 97.5 Rewmi fm, il est revenu sur d’éventuelles retrouvailles avec son ex mentor, Me Wade.

Depuis un certain temps, on note des retrouvailles entre Wade et Macky ; Wade et Madické, etc. Êtes-vous prêt à retrouver votre mentor Wade si jamais il fait appel à vous ?

Les retrouvailles de la famille libérale constituent un thème politique majeur dans le landerneau politique sénégalais. Il faut rappeler que dans ce pays il y a deux à trois grandes familles politiques. C’est la famille libérale, la famille socialiste et peut-être la famille ex communiste. Bien entendu tout le monde est sensible à la floraison des partis politiques, disons de l’audience partisane différente et qui fait que du point de vue idéologique, du point de vue des programmes politiques, il n’y a pas une très grande différence. Mon souhait c’est qu’on en arrive à 4 formations politiques dans ce pays démocratique où les mécanismes de dévolution des responsabilités sont assez connus, acceptés à travers des programmes politiques connus, discutés et acceptés. En tant qu’acteur politique, je ne cesserai de donner une meilleure visibilité à tous ceux qui nous suivent et nous admirent. Dans ce contexte-là, la rencontre entre le président Abdoulaye Wade et le Président Macky Sall, il faut saluer cette rencontre et il faut travailler à renforcer les relations de confiance entre les deux hommes. Et je pense que ce que vient de faire le Président Wade en allant rendre visite aussi au président Pape Diop, est une très bonne chose. Madické Niang qui est aussi parti voir le Président Wade. Wade est le patriarche de la famille libérale, donc nous tous nous lui devons un grand respect, une grande considération, un grand estime et ça va être éternel. Maintenant, la politique a ses réalités.  On peut avoir toute cette considération pour un homme sans pour autant continuer de répondre à ses positions politiques. Maintenant, nous avons grandi. Je suis leader d’un parti politique qui se construit, qui s’élargit tous les jours. Le Président Macky Sall est devenu depuis 2008 leader d’un parti politique qui a vite grandi et qui est au pouvoir. Et le Macky Sall d’aujourd’hui n’est plus le Macky Sall de 2008. Il faudra tenir compte de tout ça pour pouvoir demain bâtir ou rebâtir la grande famille libérale. Ce que je peux dire, c’est qu’en politique il ne faut jamais dire jamais.

Aujourd’hui, comment se porte votre parti le Ldr/Yessal ?

Notre parti est en très bonne santé. Je crois que les observateurs avertissent ou le disent souvent. Nous sommes l’un des rares partis qui se réunit rarement à travers son comité directeur. C’est un parti extrêmement structuré, avec un mouvement de jeunes dynamique, un mouvement d’étudiants, un mouvement des cadres, un mouvement des femmes, une confédération des enseignants, etc. Et, chaque entité bouge et exécute son programme d’activités tous les jours. Vous suivez à travers les réseaux sociaux ou la presse les nouvelles adhésions venant d’horizons différents. Pour moi, il n’y a pas d’intérêts divergents entre les intérêts de notre parti Ldr/Yessal et les intérêts du Sénégal. Si j’étais sûr que ce que je suis en train de faire avec mes frères et sœurs au sein de ce parti n’allait pas dans le sens de l’intérêt national, je n’allais pas m’y engager. Je suis fondamentalement un patriote et je suis fondamentalement amoureux de mon pays. Et moi, je suis un fils de la démocratie parce que quand j’ai commencé à faire de la politique, la démocratie n’était pas comme telle. Donc, je me suis battu de mes propres mains, j’ai versé mon sang pour la démocratie, j’ai fait la prison pour la démocratie. Donc, je considère la démocratie comme étant sacrée et dans un pays comme le nôtre, il faut travailler à conserver cette sacralité-là et c’est un peu le travail de Ldr/Yessal.

Quel bilan faites-vous de votre compagnonnage avec l’Apr et quelles sont les ambitions de Ldr/Yessal ?

Le bilan que nous pouvons tirer de notre compagnonnage avec le Président Macky Sall est un bilan positif. Positif d’abord parce que vous vous rappelez les conditions dans lesquelles nous avions décidé de l’accompagner. Nous l’avons fait à six mois de l’élection présidentielle. Car, à six mois de l’élection présidentielle, il fallait choisir un candidat. Au sein de notre parti, nous n’étions pas prêts à présenter un candidat. Il fallait regarder un candidat du monde libéral. A l’époque, on avait des consultations, des concertations sur le choix d’un candidat d’obédience libérale. Finalement, notre choix s’est porté sur le candidat Macky Sall que nous avons soutenu à l’élection présidentielle. Et, les Sénégalais ont donné raison à Ldr/Yessal en élisant dès le premier tour le Président Macky Sall. Cela nous a réconfortés dans notre choix. Depuis lors, le Président Sall nous a associés à la gestion du pays pour qu’on puisse apporter notre savoir-faire et qu’on puisse aussi l’aider à réussir le programme pour lequel il a été élu. Aujourd’hui, c’est le temps de l’action. 2024 est très loin et en parler maintenant c’est un débat inutile.

REWMI QUOTIDIEN




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