Économie : Salon tournant de l’ESS au Sénégal, atouts et contraintes




Après son ouverture officielle par le Chef de l’État Sénégalais, la 2e édition du Salon tournant de l’Economie Sociale et Solidaire bat son plein à Dakar. Regroupant trois pays « frères », Maroc, Côte d’Ivoire et Sénégal, l’ESS continue de drainer du monde.

Après le Forum scientifique tenu ce 29/10/2019, le Ministère de la Microfinance et de l’Economie Sociale et Solidaire avec leurs hôtes marocains, ivoiriens et autres acteurs commerciaux, investisseurs; essayent de convaincre plus de monde à comprendre et adopter l’approche de ce nouveau concept. Dans un Panel organisé  sous la supervision de la Ministre de tutelle Mme Z. I Thiam Diop, les panelistes dont Mme Tajri Faoua, Directrice de la Promotion de l’ESS du royaume chérifien revient sur l’importance que  » l’ESS participe à la création de richesses, à la répartition de l’inégalité sociale. L’assainissement du cadre de l’ESS avec mise en place des projets de lois, et identifier les acquis et les menaces. Décliner l’ensemble des mécanismes de représentativités(…)  » a déclaré la fonctionnaire marocaine. En poursuivant, elle soutient que les objectifs seront entres autres  » la reconnaissance des acteurs en tant que partie prenante de l’économie nationale du pays et puis de la reconsidération en tant que partie qui participe à l’entrepreneuriat, à l’essor du développement… »a-t-elle conclu. Selon, l’autre paneliste Diadji NIANG juriste chercheur au Laboratoire de Recherche sur les Transformations de l’Economie Sociale LARTES-IFAN,  » Il faut reconnaître que la tendance mondiale de l’ESS va vers la reconnaissance de l’ESS comme un domaine spécifique. Aujourd’hui, on se rend compte qu’au Sénégal et au niveau communautaire  la réglementation du secteur est parcellaire. C’est à dire on réglemente, les coopératives, les mutuelles, les associations d’un côté, les fondations d’un autre. C’est pourquoi il y a un plaidoyer pour la réglementation en allant vers le vote d’une loi qui reconnaisse l’Economie Sociale et Solidaire comme un domaine à part entière en plus de celle institutionnelle que nous avons aujourd’hui ». En restant dans une logique scientifique, le chercheur reconnaît  les contraintes et précise » L’absence  de cadre juridique aujourd’hui. Il y a un cadre institutionnel avec un  Ministère avec les différents programmes de lutte contre la pauvreté, le cadre politique avec le (PSE). Mais celui juridique est le parent pauvre de l’ESS. Pas de cadre qui définit l’ESS, les différents acteurs, les modes de fonctionnement. C’est la principale contrainte, mais y a d’autres à citer (…) a laissé entendre.

Il faut dire que même si l’on se réjouit d’un grand bon en avant à mi parcours sur cette édition, force est de reconnaître que les 3 États doivent faire plus dans la consolidation des acquis mais surtout  à faire aux multiples contraintes qui sont latentes.


Ansou Mané/Sunuxibar.com




Be the first to comment

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*