Un retour aux sources pour un come-back sur la scène




Le rap old school vous manque et vous aimez ce qui se fait actuellement ? Vous serez bientôt servi. Le lendemain de la Tabaski, vous pourrez déguster ‘’Craziest’’, le nouveau single du rappeur Simon. Il a invité, hier, à une séance d’écoute, les journalistes, pour leur présenter l’opus.

« J’ai pris la décision de ranger ma casquette de militant pour revêtir celle d’artiste ». C’est clair, Simon, ex de Bisbi Clan, a décidé de faire son come-back au-devant de la scène hip-hop, après plusieurs années d’absence consacrées à une lutte politico-sociale. Le lendemain de la Tabaski, l’auteur de ‘’Rap lagnu wakh’’ a prévu de faire découvrir au public son tout nouveau single ‘’Craziest’’. Il annonce son nouvel album dont la sortie est prévue pour décembre.

Dans le morceau qu’il a fait écouter hier à la presse, au studio d’Ama Diop à la Médina, Simon semble nous replonger dans un style totalement hybride. Le beat comme la tonalité est old school, mais les punchline sont d’un autre niveau. ‘’C’est ma manière de montrer aux jeunes que nous de l’autre génération savons en faire et de la meilleure des manières’’, a-t-il déclaré.

Aussi, précise-t-il que « ce morceau, c’est totalement un retour aux sources. L’instrumental, à lui seul, renvoie à l’essence même du rap. C’est une façon, également, de rendre un hommage à nos mentors, aux pionniers du hip-hop made in Galsen, à qui nous devons l’une des plus belles pages de l’histoire du mouvement hip-hop », dit-il.

Le patron de Jolof 4 Life a passé en revue la recette textuelle de son single. « Craziest, c’est pour démontrer que notre savoir-faire dans cet art ne souffre d’aucun effritement. La technicité, le flow, l’écriture, sont des domaines qui ont même enregistré des évolutions », a-t-il expliqué.
Mais derrière l’aspect essentiellement technique, flow et beat, se cache un message que l’un des membres du mouvement Y en a marre cherche à transmettre aux mélomanes. « ’Craziest’ regroupe plusieurs thématiques. A travers ce son, j’appelle certains journalistes à faire preuve de plus de professionnalisme dans le traitement de l’information. Qu’ils s’arment de déontologie. Ce son est en même temps une invite aux jeunes à délaisser les commentaires inutiles, sortir de leur oisiveté et à chercher un boulot », a-t-il informé.

Ce single, qui marque par ailleurs son retour sur la scène musicale, doit être écouté par tous. Donc, une campagne de promotion à la dimension d’un album est prévue pour ce single. Une vidéo-clip est déjà prête et va être, après la conférence, l’un des éléments de promotion. Elle est bien faite avec un style vestimentaire d’une autre époque. Vous y verrez un Simon en baggie et plein de colliers autour du cou. Des chorégraphies des années 1990 et même du graffiti.

En outre, Simon a repris certes le chemin des studios, mais cela sans totalement abandonner son engagement citoyen qui, comme il l’a notamment évoqué, aura toujours une place dans sa carrière. « Cette nouvelle parenthèse que je suis en train d’ouvrir sur ma trajectoire musicale, ne rime pas forcément avec l’arrêt de toute activité politique, citoyenne. La preuve, par exemple, comme c’est un peu l’actualité, si l’Assemblée nationale décidait de voter une loi autorisant l’homosexualité, je serais l’un des tous premiers Sénégalais à sortir dans la rue, pour faire part de ma désapprobation ».

Sur cette lancée, l’artiste a dénoncé l’arrestation de l’activiste Guy Marius Sagna et celle du journaliste Adama Gaye. Mais faisant preuve d’objectivité, il s’est refusé à cautionner les offenses faites au chef de l’État.




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