Ndiaga Guèye Président des utilisateurs des Tic: « Le Numérique pour la consolidation de la démocratie sénégalaise »




Président de l’Association des Utilisateurs des Tic,  Ndiaga Guèye, a été, ce samedi, l’invité du Grand Oral. Sur les ondes de la 97.5 Rewmi FM, il a parlé des technologies de l’information et de la communication avant de revenir sur le décès d’Amath Dansokho.

L’Association des Utilisateurs des Technologies de l’Information et de la Communication au Sénégal a été reconnue officiellement par le ministère de l’Intérieur depuis 2015. C’est une association qui travaille suivant trois axes : le premier, c’est la protection et la promotion des droits de l’homme à l’ère du numérique, en somme les droits numériques. Quand on parle des droits de l’homme à l’ère numérique, nous parlons du droit d’accès à un internet libre et ouvert, à la liberté d’expression en ligne, du droit d’accès à une information pure et indépendante, du droit à la sécurité en utilisant internet et les réseaux sociaux, et du droit à la protection des données personnelles et de se rassembler et de discuter en ligne librement sans être inquiété. Nous travaillons aussi dans le sens de l’utilisation du numérique, de l’approfondissement et la consolidation de la démocratie sénégalaise. Dans ce sens, nous sommes en train de mettre en œuvre depuis 2017 le projet de transparence parlementaire. Comme nous le savons tous, l’Assemblée nationale du Sénégal a un fonctionnement qui manque réellement de transparence (…). Nous ne pouvons pas concevoir un pays démocratique où l’Assemblée nationale vote des lois et que ces lois-là ne sont pas publiées par l’Assemblée nationale. Ça, c’est le deuxième acte de notre travail. Troisièmement, il s’agit d’utiliser le numérique comme un accélérateur du développement du Sénégal. C’est-à-dire de créer les conditions pour que les Sénégalais aient un accès à un internet de qualité, accessible partout au Sénégal, à des tarifs abordables. Mais aussi, outiller les jeunes dans le cadre de projet de promotion de l’emploi.

Lutte pour la défense des droits humains

La lutte pour la défense des droits humains est une manière de participer en tant que citoyen au débat politique et à la décision politique. Tous les citoyens devraient avoir le droit de le faire. On peut y participer de plusieurs manières, par intégrer un parti politique ou la société civile. Donc à travers la société civile, nous voulons influencer la décision politique prise par nos gouvernements. Depuis près de 12 ans, nous nous engageons auprès de la Raddho, du forum civil, pour la protection des droits humains au Sénégal et la transparence dans la gestion et la gouvernance. Nous constatons que le fonctionnement du système politique sénégalais est loin de correspondre à ce qu’on appelle une véritable démocratie. Nous avons un pseudo démocratie. La démocratie ne se mesure pas au nombre de partis politiques dans un pays. La démocratie ne se mesure pas au nombre d’élections dans un pays. La démocratie ne se mesure pas à une certaine liberté de la presse. La démocratie, c’est la possibilité de donner à tout citoyen de participer au débat politique et à la décision politique (…). Nous constatons une crise dans cette démocratie sénégalaise. Une crise entre les politiques et les citoyens et une crise entre les politiques eux-mêmes. Aujourd’hui, il est impossible pour un parti politique de mobiliser les Sénégalais sans une distribution massive d’argent. Aujourd’hui, un autre symptôme entre les politiques et les citoyens, c’est la contestation de plus en plus importante des citoyens des décisions politiques. Ensuite, il y a une crise entre les politiques eux-mêmes. L’actuel président n’a pas jusqu’à ce jour été félicité par ses adversaires. C’est pour dire qu’il y a une crise profonde de la démocratie. On a une démocratie représentative où une fois élus, les élus prennent en otage les citoyens.

Décès  d’Amath Dansokho 

Je connais Amath Dansokho et je vais insister sur ses qualités humaines. Quand j’habitais au quartier liberté 5, il est venu en 1996 en compagnie de Maguette Thiam me rendre personnellement visite pour discuter de la question politique au Sénégal. A l’époque, j’avais exprimé à l’endroit de Dansokho mon souhait d’adhérer dans le Pit et il s’est déplacé. Tellement l’homme était humble, proche des militants et des Sénégalais. Il est venu personnellement chez moi et cette image est restée gravée juste pour parler de ses qualités indéniables. Nous présentons nos condoléances à sa famille, aux Sénégalais et que Dieu l’accueille dans son paradis.

REWMI QUOTIDIEN




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